Isabelle Sbrissa, Le voyage d’Alina — un conte

La rêveuse insomniaque

Comtesse aux pieds nus, la poé­tesse ouvre des han­gars de l’imaginaire pour offrir un conte où le rêve, s’il est tou­jours pré­sent, se mâtine de contin­gences dont et entre autres celle “de la couenne de ten­sions familiales”.

Pour autant, Alina qui par­fois “compte les car­reaux de sa jupe et s’enfouit dans la cha­leur du dedans” vit sa vie et au besoin se rebelle. L’écriture donne une majesté poé­tique par­ti­cu­lière à ce conte où ne sont jamais effa­cés le sillage des sen­ti­ments et les décou­vertes du corps.
D’où ce voyage dans l’entremêlement des temps mais sur­tout l’ouverture qui en découle.

Mais, lorsqu’elle arrive, il vient par­fois à l’auteure l’idée d’interrompre son écri­ture pour par­ler au fac­teur ou avec une voi­sine lorsqu’on frappe à sa porte.
Qu’on se ras­sure tou­te­fois,  la Suis­sesse revient nous faire suivre les inou­bliables aven­tures de Phi­lo­mène Alina Ilmur. Elles ne se quittent pas. Elle non plus.

jean-paul gavard-perret

Isa­belle Sbrissa, Le voyage d’Alina — un conte, Edi­tions Nous, coll. Dis­pa­rate, Paris, avril 2022, 100 p. - 14,00 €.

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