Thomas Hirschhorn, Purple Line, Pixel-Collage (exposition)

Le contrôle des images

Dans Purple Line Tho­mas Hir­sch­horn a réuni une série impres­sion­nante de ses « Pixel-Collage », créés entre 2015 et 2017.
L’objectif est de rendre visibles des par­ties de la réa­lité ou au contraire les sous­traire au regard par le biais du phé­no­mène de la pixellisation.

A Rome, il uti­lise le concept de l’exposition pour inter­ro­ger le spec­ta­teur. C’est sur­tout l’invitation à res­ter vigi­lant et à réflé­chir sur le contrôle des images.
C’est d’ailleurs le point d’achoppement de tout son pro­ces­sus de création.

Il s’agit d’apprendre à trou­ver, dans les images, leur or ou leur pous­sière. Puisque désor­mais, devant elles, il n’existe point de fuite. Les regar­der en face revient à ne pas s’enterrer dedans.
L’artiste prouve que leurs entre­mets sont par­fois puants sous cou­vert de beauté fine. Elles res­tent sou­vent ché­tives et lasses devant l’étendue que le plus sou­vent elles cachent.

jean-paul gavard-perret

Tho­mas Hir­sch­horn, Purple Line, Pixel-Collage, Museo nazio­nale delle arti del XXI secolo MAXXI à Rome jusqu’en mars 2022.

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Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Echos d'Italie / Echi dell'Italia

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