Jonathan Gardner, Living Image (exposition)

Jonathan Gardner, Living Image (exposition)

Fournir au regard des moments d’introspection

Jonathan Gardner se veut peintre des loisirs, donc des moments de plaisir. Ses personnages farnientent au bord d’une piscine, consultent la carte d’un restaurant, lisent un livre, prennent un bain, veulent jardiner, collectionner, lire sur la plage.
Ce qui l’intéresse est moins de dramatiser ses narrations que de fournir au regard des moments d’introspection.

La figuration n’a rien de réaliste. L’espace est découpé selon diverses visions en un forme de néo-cubisme afin de simplifier les personnages, les actions et les lieux.
Reste un suspens au sein d’un univers pacifié et où l’émotion est toujours sous-jacente.

Stylisé et idéalisé, ce monde met sur les même plans les êtres et les choses. Les aplats donnent à cette peinture un caractère naïf, drôle mais profond là où certains éléments tendent à l’abstraction.
Si bien que sous l’évidence, l’étrange et la complexité restent prégnants et rappellent autant Fernand Léger, Balthus que Le douanier Rousseau.

jean-paul gavard-perret

Jonathan Gardner, Living Image, Almine Rech, Paris, du 20 novembre au 18 décembre 2021.

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