Graziano Arici, Now is the Winter of our Discontent (exposition)

Virgi­lienne poé­man­cie plastique

Les cli­chés de Gra­ziano Arici sont sou­vent pré­sen­tés comme sin­cères puisque leur auteur pho­to­gra­phie très sou­vent les lais­sés pour compte et les clo­chards célestes ou non de la société.

Mais c’est là tenir pour plus impor­tant le fond que la forme. Le pho­to­graphe ita­lien est avant tout un com­po­si­teur de plans, un maître des contrastes de lumière.
Bref, l’esthétique reste au pre­mier plan.

L’appa­rente spon­ta­néité au détour d’un coin de rue est le fruit d’un savant dosage de jeux d’ombres et de clarté dans les mises en scène.
Preuve que les leçons de vie du pho­to­graphe passent par des exer­cices de vir­gi­lienne poé­man­cie plastique.

Ses humeurs créa­trices l’entraînent à des outrages tem­pé­rés et offrent à la pau­vreté comme à la richesse une hos­pi­ta­lité.
Il y a là un atten­tion aux bavures et fias­cos quo­ti­diens comme à des visions d’un monde qui les ignore.

Dans les deux cas, une magie plas­tique est à l’oeuvre.

jean-paul gavard-perret

Gra­ziano Arici, Now is the Win­ter of our Dis­content, Musée Réattu Arles, du 12 juin au 3 octobre 3021.

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Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Echos d'Italie / Echi dell'Italia

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