Silvano Fortunato, C’est l’été

Lais­sés pour contes

Silvano For­tu­nato refuse de se dire pho­to­graphe même s’il est un remar­quable por­trai­tiste et pay­sa­giste par des cli­chés au velouté par­ti­cu­lier.
Au titre de pho­to­graphe il pré­fère celui “d’écrivain d’un livre d’images dont chaque déclic à à don­ner sa pure passion.

Existent des suites de topo­gra­phies nar­ra­tives d’équilibres et de bien des dés­équi­libres.
Ils ne sont pas infli­gés mais laissent le regar­deur aba­sourdi et sonné par la per­fec­tion des angles et des mises en scènes entre rêve et réalité.

Parfois, le réel est là avec sa force, par­fois il suf­foque entre les mailles du filet d’un ima­gi­naire éro­tique ou autre sui­vant les sujets. Par­fois, les chi­mères claquent, ren­versent tout sur leur pas­sage.
Le cœur semble  s’étouffer comme un chiot ou devient chatte au corps élas­tique pour épou­ser l’océan d’un lit.

Le pho­to­gra­phie ita­lien fran­chit ainsi  les cercles invi­sibles au centre duquel le réel chancelle.

jean-paul gavard-perret

Sil­vano For­tu­nato, C’est l’été, L’oeil de la Pho­to­gra­phie, Paris, août 2020.

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