Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire – Tome 8 : Panique à la clinique
Trois riches orphelins traqués ne connaissent que mauvaise fortune… ce huitième tome est un régal !
Les trois enfants Baudelaire, Violette, Klaus et la petite Prunille, qui ont perdu leurs parents dans un terrible incendie, sont désormais considérés comme des criminels suite à un absurde article paru dans un journal, Le petit pointilleux, et à leurs mésaventures dans une localité envahie de corbeaux. (cf tome 7 : L’arbre aux corbeaux).
Contraints de se cacher, ils finissent par atterrir dans une clinique à moitié achevée, gérée par des administrateurs que l’on ne voit jamais. Embauchés discrètement aux archives, ils espèrent bien en découvrir plus sur leur passé et le mystérieux Snicket, dont leur ont parlé leurs amis Beauxdraps. Ils finissent par tomber sur un dossier incomplet, mais leur joie est de courte durée, car le comte Olaf et sa dangereuse clique se sont aussi infiltrés dans la clinique, plus décidés que jamais à s’emparer d’eux et de leur fortune.
Chaque tome de la série Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ne cesse de nous surprendre, et l’on rougit presque de sourire des malheurs d’autrui. Car le style du mystérieux Lemony Snicket (peu à peu impliqué lui aussi dans le roman !), digne d’un Dickens, est un régal. Les nouvellistes du dix-neuvième siècle seraient fiers de compter parmi leurs successeurs un esprit aussi inventif, maître du suspense et des bons mots.
L’oeuvre de Snicket connaît un tel succès outre-Atlantique qu’une journée événement lui est consacrée à la parution de chaque nouveau tome. Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire devraient d’ailleurs être sous peu portées à l’écran avec Jim Carrey dans le rôle d’Olaf, ce n’est pas rien !
Cet épisode comme les précédents contient de nombreux rebondissements, où l’impossible devient possible. Toute coïncidence devient crédible grâce à la magie de l’auteur, qui semble avec ce huitième tome nous rapprocher du dénouement des aventures de ces adorables orphelins aux talents complémentaires. Pas besoin de préciser que rien ne sera rose pour nos héros et que la fin de ce volume ne sera pas particulièrement optimiste. Mais on aime tellement ce doux désespoir qui frappe à chaque tome que l’on en redemande encore et encore, et que l’on ne peut s’empêcher de croire à un dénouement heureux ! D’ailleurs, les quelques extraits du tome suivant proposés tout à la fin ne manqueront pas d’allécher le lecteur.
franck boussard
Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire – Tome 8 : Panique à la clinique, Nathan jeunesse (à partir de 10 ans), 2004, 254 p. – 12,00 €.