Mary Halvorson, The Maid With The Flaxen Hair

En duo avec un autre gui­ta­riste de génie (Bill Fri­sell), Mary Hal­vor­son — dont la pro­duc­tion dis­co­gra­phique (plé­tho­rique) accom­pagne tous les grands noms de l’avant-garde jazz amé­ri­caine – pro­pose un hom­mage à celui qui eut une influence déter­mi­nante sur les deux inter­prètes réunis ici : Johnny Smith (1922–2013).
Il com­posa entre autres le stan­dard « Moon­light in Ver­mont » que Hal­vor­son et Fri­sell reprennent sur ce CD aux côtés de neuf autres bal­lades. Cet album fait pour la pre­mière fois suite à son « Code Girl » (chez Fire­house) et s’y retrouve une quête de plus en plus libre, aérienne et pro­fonde comme une marée profonde.

La gui­ta­riste ne ferme jamais l’univers musi­cal auquel elle s’attache. Si bien qu’elle conti­nue de se tailler un che­min à part dans l’univers de son ins­tru­ment et de la musique où les genres perdent leur signi­fi­ca­tion et leur étroi­tesse. Mary Hal­vor­son ne perd jamais la capa­cité d’aborder les mondes sonores qui l’intéressent avec force et un com­pa­gnon­nage de choix.
Qui donc sinon Bill Fri­sell pour répondre ici aux injonc­tions de l’œuvre et celles d’une artiste d’exception ? Celle-ci n’enrobe rien : elle met à nu la musique dans une sorte de tor­sion et de res­pi­ra­tion qu’elle seule est capable de proposer.

jean-paul gavard-perret

Mary Hal­vor­son, The Maid With The Flaxen Hair, Tza­dik, Orchês­tra inter­na­tio­nal, 2018.

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