Tamina Beausoleil, So beast and nasty

La belle et ses bêtes

Au côté de Joël Hubaut, Léa Lebri­comte, Corine Bor­gnet, Mirka Lugosi et Cécile Hug, Tamina Beau­so­leil dans une expo­si­tion orches­trée par Renaud Cha­vanne sur une pro­po­si­tion artis­tique de Corine Bor­gnet, pour­suit ses opé­ra­tions — enten­dons ouver­tures. L’exquise dou­ceur du corps se déploie selon une étrange pul­sion sco­pique. Le corps devient une gar­çon­nière où la belle amante est habi­tée de malice et sur­tout de la chaude exi­guité des ani­maux qui ne font pas que bor­der ses atours.
L’ensemble des res­sources ani­ma­lières fait du corps un puits des fous, une cour des miracles. Qui donc pos­sède la clé de cette ména­ge­rie sinon l’artiste elle-même ? L’animal est asso­cié orga­ni­que­ment et orgas­mi­que­ment aux douillettes cour­bures du corps spa­tia­le­ment dis­posé en geôle et géode. L’artiste trouve licence à pro­je­ter ses fan­tasmes mais sur­tout à pla­cer le spec­ta­teur face à un corps dont le bio­lo­gisme se double de ce qui l’habite.

A l’âme tyran­nique font place, loin de la tra­di­tion occi­den­tale du por­trait, des chi­que­naudes fabu­leuses et une incar­na­tion d’une mytho­lo­gie moins bes­tiale que bes­tiaire. La blanche chair d’Ondine (aux chan­delles) abrite un zoo qui devient le peuple inté­rieur dont le fond indi­cible de la nature humaine s’alimente. Véganes s’abstenir.

jean-paul gavard-perret

Tamina Beau­so­leil,  So beast and nasty, Hors les murs de So BD, Gale­rie Céci­lia F., 4 rue des Guille­mites Paris 4, du 23 au 28 jan­vier 2018.

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