Robert Pinget, Le Chrysanthème
Dans la pièce radiophonique de Pinget rééditée par les éditions Zoé, « Le Chrysanthème » n’est plus la fleur trop triste fossoyeuse des morts. Son obscénité végétale unit autant qu’elle sépare. Il faut se préoccuper de la tenir salement dans nos propres bras en ignorant quelle pourrait être – à travers elle – notre prière ni pour qui, ni pourquoi. Fleur revenant de la fin, elle reste intarissablement ouverte. Le monde y demeure vivant, fait mine sinon de souffler comme…