Nino Haratischwili, La Huitième vie (pour Brilka)
« Un monde brisé et beau » C’est d’abord ce livre-là, énorme, posé sur une table, ce que nous nommons un pavé, comme si autant de pages nous pesait, nous menaçait presque. Il faudrait avoir l’énergie de saisir entre nos mains presque mille pages de l’édition traduite originale et les 1200 pages de l’édition folio de poche. Il faudrait pendant de longues heures, de nombreux jours y revenir, s’y plonger, écouter avec la narratrice, l’histoire d’une famille géorgienne depuis la fin de…