Bret Easton Ellis, Lunar Park
Ce roman prouve qu’un écrivain peut parler de soi sans que les adjectifs nombriliste et complaisant viennent à l’esprit Après American Psycho et Glamorama, on avait oublié la dimension autobiographique de l’œuvre de Bret Easton Ellis. Il faut dire que l’auteur, bien dissimulé derrière des procédés devenus signatures (l’énumération des marques, le name-dropping), s’était érigé en satiriste glacial d’une société américaine gavée de fric et de spectacle, et que son écriture clinique, indifférente, s’évertuait à évacuer toute émotion et tout…