L’edam d’abord
Maria Massorète prend sa douche. Du tuyau jaillissent les voyelles d’un murmure aquatique entre frappe et legato. La femme chante mais ses paroles (qui ne dépassent pas l’alexandrin et qu’elle a portées dans ses poches avant d’être nue) filent au conduit en siphon dans la vasque sigillée et fendue. Elles ne servent à rien pendant que la lynchée est frappée de l’eau glacée. Mais c’est un prétexte pour affronter une chaude journée. Elle vit en un tel instant entre fêlure…