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Tag: Jean Racine

Bérénice (Jean Racine / Romeo Castellucci)

Bérénice (Jean Racine / Romeo Castellucci)

Spectral spectacle spéculaire Un bronze énigmatique figurant un chat constitue comme un indice de hiéroglyphes. D’abord sont projetées sur le fond de scène noir des proportions de composants chimiques. Du brouillard nimbe la scène et les premiers rangs de spectateurs. Les vers de Racine sont diffusés en écho, ponctués du tintement d’une cloche. Post Views: 81

Andromaque (Jean Racine / Stéphane Braunschweig)

Andromaque (Jean Racine / Stéphane Braunschweig)

© Simon Gosselin Un tissu sensitif englué de solennité La scène, plongée dans la pénombre, s’ordonne autour d’un grand cercle rouge qui constitue le sol. Initialement jonché de quelques meubles blancs, il va accueillir durant toute la représentation les confidences des personnages. Il ressemble à l’intérieur d’une cellule, qui laisse au grossissement transparaître des formes de vie insoupçonnées. Cette arène, anneau probablement baigné de sang, est amenée à projeter ses reflets en fond de scène et jusqu’au plafond de la…

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Iphigénie (Jean Racine / Stéphane Braunschweig)

Iphigénie (Jean Racine / Stéphane Braunschweig)

Tensions intérieures sur l’échiquier du sort  De part et d’autre de la scène, derrière chaque partie du public, on voit la mer, large, haute, omniprésente, immobile et pourtant parcourue tantôt d’insignes mouvements. Deux hommes soumis à une lumière crue, au milieu des spectateurs ; Agamemnon profère quelques paroles sibyllines. Déchiré par l’oracle qui lui demande sa fille, nouvel Abraham, le roi des Grecs expose sa situation avec humanité. Post Views: 58

Britannicus (Jean Racine / Christine Joly)

Britannicus (Jean Racine / Christine Joly)

Un monologue épuré Quelques notes de musique, qui se font graves, installent avec mesure un climat sobre dans un décor minimaliste, constitué de quelques toiles suspendues de part et d’autre de la scène. Elles sont le support de projections lumineuses élémentaires, des carrés les plus souvent. Un seul comédien prend en charge successivement les rôles d’Albine, d’Agrippine, au risque de décontenancer un peu le public s’attendant à une succession de dialogues. Post Views: 59

Phèdre (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

Phèdre (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

La représentation est sobre mais n’évite pas les longueurs Le spectacle ne signale pas son commencement : Hyppolite s’installe après avoir déambulé en fond de scène. Une atmosphère intimiste d’emblée est établie dans un espace pourtant vaste. La scène est organisée comme un corridor entre les gradins : d’un côté, la légèreté d’un voile, de l’autre, celui de Phèdre, la pesanteur d’un roc. Ce décor rudimentaire ne change pas, ne donnant lieu qu’à de légères variations. Jean-Louis Martinelli a cherché manifestement à…

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