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Tag: Jean-Louis Martinelli

Phèdre (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

Phèdre (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

La représentation est sobre mais n’évite pas les longueurs Le spectacle ne signale pas son commencement : Hyppolite s’installe après avoir déambulé en fond de scène. Une atmosphère intimiste d’emblée est établie dans un espace pourtant vaste. La scène est organisée comme un corridor entre les gradins : d’un côté, la légèreté d’un voile, de l’autre, celui de Phèdre, la pesanteur d’un roc. Ce décor rudimentaire ne change pas, ne donnant lieu qu’à de légères variations. Jean-Louis Martinelli a cherché manifestement à…

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Kliniken (Lars Norén / Jean-Louis Martinelli)

Kliniken (Lars Norén / Jean-Louis Martinelli)

Tout un échafaudage pour enfin ne rien dire La scène, attendue, s’ouvre sur des malades d’emblée livrés à leur isolement communicatif, dans le fumoir d’un hôpital psychiatrique. Tout se passe de front : c’est là qu’on est livré à la communication, là dans cette salle commune où même les chiottes sont ouvertes au regard des spectateurs. Tout est censé être dit ; ce tout qui n’est pas grand-chose, des bribes de vie, des éléments de pathologie, des bouts de personne….

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Calme (Lars Noren/Jean-Louis Martinelli)

Calme (Lars Noren/Jean-Louis Martinelli)

 Les protagonistes de ce huis clos destructeur ne cessent de se parler, pour se dire qu’ils devraient se parler Un hôtel, manifestement déserté, ouvre sa baie sur un paysage d’eau. On assiste à une conversation téléphonique qui pose en filigrane tous les éléments de la pièce : banalités, dette, grave maladie, dénégation. Les personnages sont vite réunis : le père, la mère, deux fils, la bonne. Peu à peu leurs dialogues révèlent les conflits familiaux intenses. Leur caractère est révélé tour à…

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Britannicus (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

Britannicus (Jean Racine/Jean-Louis Martinelli)

Les intrigues de cour ne sont jamais séparées des enjeux publics – alors présentés comme universels La scène apparaît dans sa solennité sous l’effet des lumières transparaissant derrière le léger voile noir qui la sépare du public. On aborde manifestement avec révérence un monument du répertoire. Les projecteurs n’éclairent d’abord qu’en partie l’espace grandiose, entouré de piliers, laissant deviner de multiples passages, ne présentant qu’un élément de mobilier : le trône de Néron, qui sera transporté sur le plateau au gré…

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