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Tag: Henri Michaux

Clément Bertrand, Secondes tigres

Clément Bertrand, Secondes tigres

Un prédateur à voix insidieuse Album voulu comme ambitieux, Secondes tigres à sa première écoute ne séduit pas vraiment. L’auditeur comprend certes que l’ensemble est bien construit avec des alternances de titres syncopés et plus mélodiques, avec aussi une poésie qui  sacrifie volontiers  à l’utilisations de mots pétards. Mais à le réécouter plusieurs fois se fait jour tout l’intérêt de l’album. Post Views: 120

Henri Michaux, Saisir

Henri Michaux, Saisir

Quitter l’ici pour l’ailleurs « Qui n’a voulu un jour faire un abécédaire, un bestiaire, et même tout un vocabulaire, d’où le verbal entièrement serait exclu ? » écrit Michaux dans ce livre. Artaud et ses glossolalies l’abordèrent, les spatialistes avec Ilse et Pierre Garnier aussi. Mais l’auteur de Plume cherche à sa manière une langue faite de lanières et de circonvolutions pour que commence le feu. Un feu tissé: il sort des entrailles du verbe, fussent-elles de miel de sucre ou…

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Céline Wagner, La trahison du réel

Céline Wagner, La trahison du réel

Au-delà de la folie Dans son roman graphique, Céline Wagner envisage le corps de Unica Zurn à partir  non de ses portraits mais  de l’idée qu’elle s’en est faite à travers ses textes et ses dessins. Tout son album prouve combien Zurn attendait un miracle particulier : celui de la mort. Elle la considéra comme une fin à la souffrance par-delà le chemin de sa schizophrénie qu’elle nomma « sa folie et sa merveille ». Post Views: 52

Henri Michaux, Coups d’arrêt suivi de L’inévitable vide

Henri Michaux, Coups d’arrêt suivi de L’inévitable vide

L’expérience du rien Michaux cherche toujours le vertige non par le haut mais en explorant ses bases. Hanté par les profondeurs, il élimine les apparences pour passer aux abîmes par un travail de creusement afin que ce qui semble insignifiant prenne sens. Existe chez lui ce qu’il nomme « l’expérience du rien ». Elle force à une déplacement. Dans  L’inévitable vide  Michaux nous parle du glissement du physique au métaphysique d’une humanité délivrée de sa finitude.  Post Views: 43

Henri Michaux, Figures (exposition)

Henri Michaux, Figures (exposition)

Répulsion et fascination des images On se souvient de la phrase de Winnie dans Oh les beaux jours : « Assez les images ». Cet appel, Michaux le réitère afin que l’image devienne non seulement une ombre passagère mais pour qu’elle se réduise dans son imaginaire provisoirement déréglé. L’artiste crée « Ignorant, inconscient pour avoir avalé cette drogue, en somme quasi pour m’en débarrasser ». Sensible à l’étroite parenté qui relie son interrogation fondamentale à la réflexion sur l’image et la pensée,…

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