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Tag: Duras

Mâle étendu

Mâle étendu

(Marguerite Duras) L’impulsion à écrire surgit précisément là où les significations défaillent Elle relève du défi d’obtenir de plus que des traces : des preuves. Et c’est pourquoi chez Duras le sujet demeure l’amour. Mais il existe dans sa logique de nomination un lavage du cerveau concocté par fabricants de chromos pour nous faire savoir ce qui en est de l’amour. Post Views: 134

Gérard Berréby, Le silence des mots

Gérard Berréby, Le silence des mots

L’évadé du crépuscule Et au service du seul présent comme un outrage, Gérard Berréby, donne dès le début de son livre l’état des lieux : « le temps s’étend vivant / absent / je ne sais pas / je ne sais plus ». Existe chez le poète un sentiment de séparation (avec le temps va tout s’en va) mais aussi de cristallisation « au-delà des masques : et des vérités avariées ». Post Views: 96

Frédérique Berthet, Never(s)

Frédérique Berthet, Never(s)

Savoir aller sans savoir où aller Sous forme d’histoire d’amour épistolaire qui se déroule pendant six années de 1943 à 1950, deux héros séparés par les mers et les continents créent par leurs envois un subterfuge idéal afin de recréer l’espace de la rencontre et ne jamais rester éloignés l’un de l’autre. Un présent commun se fait jour par l’écriture. Post Views: 89

Colette Fellous, Kyoto Song

Colette Fellous, Kyoto Song

Crépuscule à Kyoto Il faut se méfier de l’écriture « dormante » de Colette Fellous : dès qu’on rentre dedans, elle fait des vagues. Des vagues de vagues. Comme si tout se transformait en un film. Pas n’importe quel film. Un désir de film de solitude mais aussi de chair filiale ou sororale. Un film sans film. Sans pellicule. Pour le désir d’être. Non plus enfermé ou retenu comme l’auteure elle-même dans certains de ses précédents livres. Post Views: 109

Mathilde Bonazzi, Mythologies d’un style. Les Editions de Minuit

Mathilde Bonazzi, Mythologies d’un style. Les Editions de Minuit

Exemplarité et snobisme N’appartenant pas au premier cercle des pontes universitaires des études de littératures contemporaines qui règnent en maîtres sur l’ « objet », Mathilde Bonazzi n’en reste pas moins une lettrée plus qu’impertinente. S’attachant à décoder ce que cache dans la durée la mythologie des Editions de Minuit,  elle démonte une certaine monomanie qui entoure la maison d’éditions que Jérôme Lindon racheta pour en faire un des fers de lance du roman d’avant-garde et un des éléments porteurs de la…

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