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Tag: Derrière la salle de bains

Billy Dranty, Rivage Neuf & Infime infirme infâme

Billy Dranty, Rivage Neuf & Infime infirme infâme

Billy Dranty : de la déréliction Afin de faire passer ses instants noirs plus vite devant ses yeux, Billy Dranty en rajoute du côté de ses racines pour satisfaire son plus terrible ennemi – à savoir lui-même. Néanmoins, par l’exercice de la mémoire « s’emmanche le désappris » par « boulimie de signes noirs à gaver le blanc de corps ». Du sang en sortent « les boyaux (qui) bâillent aux corneilles ». Mais l’auteur n’en fait pas un fromage,…

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Cécile Hug, L’entrejambe

Cécile Hug, L’entrejambe

La Musique de l’insecte Pour Cécile Hug, l’intimité se fait insecte. Celui-ci se lève le matin (sans avoir forcément beaucoup dormi). Il reste enfantin : les rêvent parfois courent après lui. Il ne renonce à rien. Il poursuit. Parfois un doute, parfois l’amour. Il reçoit et répond. Pour lui, il s’agit d’une rencontre. Mais elle reste ici différée. Existe sous ce que le tissu cache ou tisse celle qui tire les rideaux, les fils, les ficelles. Cela conforte la feinte…

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Marie-Laure Dagoit, Le pubis rasé et frais

Marie-Laure Dagoit, Le pubis rasé et frais

La leçon d’esthétique ou le manuel de félicité Marie-Laure Dagoit contre toute attente se fait parfois maîtresse de cérémonie afin d’apprendre aux esthéticiennes en herbe comment être des praticiennes au poil afin que les clientes, sitôt sorties, osent s’afficher nue aux yeux chantants de ceux dont elles espèrent le brame amoureux en leur forêt ratiboisée. Dès le début du livre, tout est raccord : « Vis-à-vis de la clientèle, l’esthéticienne doit être correcte, propre et digne. Correcte. Elle doit porter…

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Charles Morin, Du pain et des Rolls & Tokyo City Blues

Charles Morin, Du pain et des Rolls & Tokyo City Blues

Les vadrouilles de Charles Morin L’écriture de Charles Morin capture des faits et des circonstances à coup de phrases-envols, de récits en bribes et soubresauts de la mémoire. Le réel est recomposé selon des rythmes slams, samplés et pop. L’auteur feint de dissimuler pour mieux montrer comme le proposent dans divers arts Grand Pianoramax, Schuhl ou Eustache (« maître » de l’auteur). Bref, ceux qui créent leur musique au sein de ce qui semble débridé mais qui de fait est…

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Marie-Laure Dagoit, Je te cherchais je m’étais perdue

Marie-Laure Dagoit, Je te cherchais je m’étais perdue

L’inter-dit Marie Laure Dagoit une nouvelle fois brouille les lignes (et les cartes). Ou plutôt leur propose une floculation inédite et une autre distribution. A la ligne droite se substituent les cercles concentriques qui deviennent la succession d’ondes sur laquelle le message fait des vagues (à tous les sens du terme). Partant d’une photographie d’Hans Bellmer aussi provocante qu’évidente, la lettre d’amour prend un tour inattendu. « Heureusement » elle ne s’écrit pas : les mots semblent là pour surligner…

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