Didier Ayres, Cahier Art (4)

Didier Ayres, Cahier Art (4)

 

 

A compter du 03 01 2022, Didier Ayres va livrer régu­liè­re­ment dans les colonnes du litteraire.com les méditations extraites de son Cahier Art, qu’il pré­sente ainsi :

j’ai conçu ces textes comme des frag­ments, frag­ments de fragments qui tous, comme dans le cal­cul d’une sphère, confinent à des­si­ner un orbe, celui de la défi­ni­tion de l’art, de l’artiste, du poème

cette vision ne m’a été offerte finalement qu’après la mise au propre des 12 entrées de cette publication

mais celle-ci a gardé le côté lapidaire qui conve­nait bien ici à mon régime d’écriture

il faut donc lire ces textes comme autant de petits lamparos dans les eaux intérieures

 

Pour moi la beauté est un instant.

Une composition temporelle.

Quelque chose comme la mort, l’angoisse et sa cohorte.

Décrire.

Toucher à une zone invisible.

Voir la lumière soudain.

Art : l’ensevelissement.

Art : l’excavation.

Produire un objet beau exige une forme.

Une forme appuyée sur la violence et le chagrin.

Art : une condensation.

Art : rendre présent, donc inclus dans un délai.

Un lieu difficile à connaître, sinon à connaître imparfaitement.

La vraie nature de l’art.

Et cela dans des liaisons capricieuses et aléatoires.

L’art n’existe qu’à ce sujet.

Tout y est indivisible.

L’art est seul.

L’art fréquente simplement les figures.

L’écrivain pour tout prendre ne témoigne que de lui-même.

Ce temps-là équivaut à la vie.

Une zone (celle du Stalker de Tarkovski).

Une tension.

Une tentative pour faire son chemin dans un lieu métaphysique.

Faire coïncider la réalité et le verbe.

S’approcher du sans limite, du toujours devant.

Le poète, le texte, le lecteur.

 

Consulter l’intégralité des 12 fragments

 

Didier Ayres 

Saint-Junien/Paris/Grenoble – 21/22

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