François Caillat, La vraie vie de Cécile G.
Jusqu’au dénouement imprévu, François Caillat remonte une histoire d’amour. Le narrateur a rencontré Cécile G. à Paris dans les années 1960. Inexpérimenté et gauche, l’adolescent n’ose pas et le regrette.
Il devait la retrouver en vacances à Plymouth mais la jeune fille ne vient pas. Depuis, et d’une certaine manière, elle ne l’a pas quitté.
Mais sa vie se fera sans elle. Il connaît d’autres femmes, se marie, a un enfant, mais sans l’oublier jamais. La réminiscence demeure : il n’oublie jamais. Il suit de loin ce qu’elle devient et enquête sur sa vie.
Jusqu’au jour où il l’aperçoit jouant avec un enfant qui porte le même prénom que lui.
L’enquête reprend de plus belle et une la vie secrète aussi et ce, dans les fantasmes intimes mais aussi d’une vie dans les plis de la littérature qui construit une sorte de magie de vie par les pouvoirs de l’écriture qui ne se limite plus à un exercice de nostalgie.
Existe dans ce roman un théâtre d’ombres. L’objet ou plutôt le sujet de la fiction produit une fixation à travers le temps et l’espace de la femme, de l’amour mais aussi de la l’écriture elle-même.
Elle construit un univers de re-présentation plus que de simple retour.
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jean-paul gavard-perret
François Caillat, La vraie vie de Cécile G., Gallimard, collection L’Infini, Paris, 9 septembre 2021, 192 p. – 18,00 €.
