Carlo Traini, Cosmocolor

Un nou­veau merveilleux

Pour Carlo Traini la cou­leur est essen­tielle. Dès l’univers parié­tal, le pre­mier “peintre” s’est enduit les mains de bistre avec lequel il a coloré sa caverne d’empreintes d’identité d’une prise de conscience d’un pos­sible écho..
Dans cette grotte sombre est donc née la pre­mière impul­sion de par­tage entre les êtres. Et c’est ce dia­logue que le créa­teur ita­lien reprend.

Il pos­sède, contrai­re­ment aux pre­miers créa­teurs, une palette bien plus éten­due que les moyens tech­niques ont démul­ti­pliée. Avec le temps, les diverses tona­li­tés ont pris des signi­fi­ca­tions dif­fé­rentes selon les cultures et les tra­di­tions.
Mais Traini sait que nos contem­po­rains ont besoin de cou­leurs. Et il leur accorde de nou­velles valeurs. Tout en lut­tant contre ce qu’il nomme “une hyper-chromaticité et une hyper-saturation”.

A ces modé­li­sa­tions, il oppose son uni­vers fan­tas­ma­tique pour recréer des har­mo­nies inat­ten­dues et ori­gi­nales pour l’ascension — mais ici-même — d’un nou­veau merveilleux.

jean-paul gavard-perret

Carlo Traini, Cos­mo­co­lor, 2021.

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