Alexandre Postel, Un automne de Flaubert

Roman à esprit de sérieux et d’aspect patrimonial

Dans son qua­trième livre, Pos­tel s’intéresse à quatre semaines de la vie de Flau­bert. L’auteur penche alors vers la dépres­sion et une cer­taine  aversion(entre autres de Vic­tor Hugo) même s’il sait que son dégoût, l’auteur des Troix contes le porte avant tout sur lui-même. La fas­ci­na­tion  du roman­cier pour Flau­bert est évi­dente.
Pos­tel le sai­sit au moment où, à Concar­neau et à 53 ans, il n’arrive plus à écrire. Ce livre devient celui de la des­crip­tion d’un cer­tain vide créa­tif selon une mise en scène qui va dans la der­nière par­tie du texte jusqu’aux variantes d’écrits de son modèle.

Le livre demeure néan­moins en par­tie déce­vant, d’autant que l’auteur choi­sit le parti pris d’écrire “à la Flau­bert” : ce qui n’est pas le plus réussi et donne un aspect arti­fi­ciel voire super­fé­ta­toire à ce roman à esprit de sérieux et d’aspect patri­mo­nial. Le livre est ban­cal entre ses deux par­ties même si la seconde finit sur la céré­mo­nie de l’écriture.
Tou­te­fois, le bio­pic suit son cours. Il est porté par l’amour  de l’auteur pour son modèle et sa ten­ta­tive de recherche lit­té­raire dont se per­çoivent  les limites.

Il reste tout de même plu­tôt réussi eu égard à tant de fic­tions par­fai­te­ment inutiles.

jean-paul gavard-perret

Alexandre Pos­tel, Un automne de Flau­bert, Gal­li­mard, 2020.

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