Beatrix Potter, Pierre Lapin – La chasse aux oeufs de Pâques (Easter egg hunt)
Un adorable livre pour Pâques
Il s’agit d’une très jolie édition, les tons pastels et les dessins me rappellent mes livres de petites filles que j’adorais feuilleter en famille. J’ai reproduit ces moments avec ma petite fille. Elle est assise et découvre au fil des pages la préparation de la chasse aux œufs. On soulève les volets, on tire les languettes, tout est réuni dans ce pop-up pour la captiver. Elle cherche dans les différents décors les œufs colorés (« regarde ! »), les canetons (« il est là ! ») tout en suivant les péripéties de Pierre Lapin. Ce polisson qui grignote les radis du fermier MacGregor !
Les mots utilisés la font sourire : « ce coquin de lapin », « mes fripons de canetons ». Les noms attribués aux personnages, Gingembre et Girofle, sortent tout droit du conte . On retrouve aussi le charme des anciennes boutiques, de la nature. Ce livre est vraiment plein de surprises.
Une oeuvre conseillée (dès 2 ans d’après mon expérience même si l’éditeur préconise 3 ans) pour partager un agréable moment en famille tout en préparant Pâques !
ophelie heurtebize
Beatrix Potter, Pierre Lapin – La chasse aux oeufs de Pâques (easter egg hunt), Gallimard, mars 2015, de 3 à 5 ans, dim . 21.5 X 21.5, 12 p. – 12,90 €.
Sur l’auteur :
Beatrix Potter est née le 28 juillet 1866, dans une famille du barreau londonien. Elle passe son enfance et son adolescence dans l’ambiance austère et compassée de la haute bourgeoisie victorienne. Pour elle, point d’amis, point d’école. Les années se suivent avec leur rituel immuable de séjours à la mer en Ecosse ou à la campagne dans la région des lacs. On se déplace en famille, avec gens de maison et voitures à cheval. Elle trompe la solitude et l’ennui à coups de crayons et de pinceaux. Observatrice avisée, elle croque tout ce qui l’entoure, faune et flore et se prend de passion pour les champignons. Bien vite ses cahiers se remplissent et son troisième étage solitaire se transforme en un véritable zoo : elle y élève lapins, souris blanches, oiseaux. Les années passent. Plus de trente, avant qu’une lettre envoyée à un petit garçon, pour lequel elle invente une histoire autour de son cher lapin Peter, ne donne le départ à la courte mais très féconde période de création qui la rendra légendaire.
Editée chez Warne à partir de 1901, elle publie en treize ans une vingtaine de livres. Forte personnalité, dotée d’un caractère assez abrupt, bourru et parfois autoritaire, elle a créé tout un monde peuplé de personnages croqués sur le vif et toujours pleins d’espièglerie. Artiste authentique d’une extrême sensibilité, cette pionnière de l’écologie à sa façon est décédée en 1943, à l’âge de 78 ans.
Sur le héros à grandes oreilles :
Pierre Lapin est un lapereau malicieux et désobéissant qui vit avec sa maman et ses sœurs Flopsaut, Trotsaut et Queue-de-Coton, sur un banc de sable à l’abri des racines d’un grand sapin. Madame Lapin a beau garder ses enfants d’aller dans le jardin de Monsieur Mac Gregor, Pierre n’en fait qu’à sa tête! C’est un gourmand qui ne résiste pas à la tentation de grignoter les légumes frais du potager… au risque de finir comme papa, transformé en pâté par Madame Mac Gregor! Il ne fait que des bêtises et perd même ses vêtements. Quel dommage, une si belle veste bleue avec des boutons de cuivre. Son cousin Jeannot Lapin est tout aussi intrépide et ils n’hésitent pas à se lancer ensemble, tête baissée, dans l’aventure.