Didier & Lyse Tarquin, U.C.C. Dolores – t.04 : “La dernière balle”

Les mal­heurs de Mony…

Le second cycle débute dans un mael­ström d’actions, avec de l’aventure à foi­son, des héros mis dans des situa­tions très déli­cates, obli­gés de se lan­cer dans une traque sur une pla­nète incon­nue recé­lant de mul­tiples dan­gers.
Une héroïne en par­ti­cu­lier qui donne le rythme après une période de doute, voire de dépres­sion, et recouvre toute sa hargne pour retrou­ver sa fille.

Après la mort tra­gique de Kash, deux vais­seaux foncent dans l’espace. Dans l’un se trouve Shaël le guer­rier et dans l’autre, le U.C.C. Dolores, Mony et Tuco. Elle est une ancienne nonne deve­nue une flin­gueuse hors-pair. Il est de nature simiesque et elle doute de sa fidé­lité. Atta­qués par des pillards mon­tés sur d’immenses cor­beaux, les vais­seaux s’échouent sur une pla­nète incon­nue. Alors qu’il faut se défendre contre les assaillants, Mony est prise de contrac­tions et accouche, dans la dou­leur, d’une fille.
Dans l’urgence, face au dan­ger, Tuco place le bébé en sécu­rité dans le robot qu’il a construit et donne un dopant à Mony pour la remettre sur pieds immédiatement.

Sven, à la tête des pillards, prend pos­ses­sion du robot après avoir endormi le couple à l’aide d’une bombe anes­thé­siante et les avoir enchaî­nés l’un à l’autre.
Mais, lorsqu’ils se réveillent, Mony et Tuco se défendent si bien qu’ils tuent leurs assaillants, sauf Sven qui s’enfuit avec le robot, sa prise de guerre…

L’intrigue s’articule autour de cette situa­tion, cette volonté sans faille d’une mère vou­lant sau­ver sa pro­gé­ni­ture. Qu’y-a-t-il de plus dan­ge­reux qu’une mère à qui on a volé son enfant ?
L’action, tonique et omni­pré­sente, passe par la pro­gres­sion du couple enchaîné au repaire des pillards où Sven défend sa prise cher­chant à l’ouvrir, où Shaël, cap­turé, est retenu pri­son­nier. Et les auteurs ne sont pas tendres avec Mony, lui fai­sant vivre les affres d’une mère et de gros dom­mages physiques.

Le des­sin est tout à fait conforme à ce que l’on peut attendre de celui qui a si magni­fi­que­ment mis en planches les aven­tures magiques de Lan­feust de Troy. Les per­son­nages sont expres­sifs quelle que soit leur mor­pho­lo­gie et il offre des décors splen­dides, des vues remar­quables et des scènes d’action par­ti­cu­liè­re­ment éner­giques. On peut tou­te­fois remar­quer moins de détails, des vignettes plus grandes. Par contre, l’illustration de cou­ver­ture est quelque peu anti­ci­pa­trice par rap­port au scé­na­rio du pré­sent tome.
La mise en cou­leurs de Lyse Tar­quin est très effi­cace et met en valeur de belle manière pro­ta­go­nistes et décors, don­nant des reflets nei­geux qui seront pri­sés par les ama­teurs de skis, des teintes écla­tantes pour sou­li­gner les combats.

Un début de cycle toni­truant mis en scène de belle manière.

serge per­raud

Didier Tar­quin & Lyse Tar­quin (scé­na­rio, des­sin, cou­leur), U.C.C. Dolores – t.04 : La der­nière balle, Glé­nat, coll. “24x32”, décembre 2021, 48 p. – 14,50 €.

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