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Category: Théâtre

Des pages à la scène, il y a un monde : celui du théâtre. À parcourir en long et en large, en livres comme en spectacles.

Werner Schwab, La ravissante ronde

Werner Schwab, La ravissante ronde

Réadaptation délirante et grinçante de la pièce de Schnitzler, La ravissante ronde en sacrifie la suggestive légèreté pour offrir une grotesque fête verbale profuse et décapante Si Max Opphuls a repris ce ravissant et mordant texte de Schnitzler pour le transposer au cinéma, c’était avec une orientation toute différente de la procédure propre à W. Schwab. Cette comédie de moeurs grinçante d’une certaine belle époque où l’amour était un mauvais jeu de dupe pleins de manipulations et usurpations, tromperies et…

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Jean-Luc Lagarce, Les règles du savoir-vivre dans la société moderne

Jean-Luc Lagarce, Les règles du savoir-vivre dans la société moderne

Pièce qui est une véritable machine narrative conceptuelle, Les règles du savoir-vivre de Jean-Luc Lagarce décrypte les rites et conventions humaines qui tentent d’abolir, effacer toute possibilité de domination du hasard et de la vie/mort sur l’existence humaine De la naissance à la mort, l’homme a dressé un ensemble de règles et protocoles -juridiques, scientifiques, religieux, éthiques- permettant de gérer et dompter l’incertitude propre au devenir de la vie : actes médicaux liés à la naissance, règles du baptême, choix d’un…

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Michel Vinaver, Dissident, Il va sans dire / Nina, c’est autre chose.

Michel Vinaver, Dissident, Il va sans dire / Nina, c’est autre chose.

Deux pièces en douze morceaux, ou la force entropique/ force explosive du désir juvénile. Jacques Kraemer monte deux pièces de Vinaver, une noire et une lumineuse, évoquant la puissance délirante de la jeunesse « Dissident, il va sans dire », ou récit noir d’une relation oedipienne, évoquant les amours / haines d’un fils pour sa mère, un fils qui sombre inexorablement dans la drogue et la délinquance. Le père est parti, qui les abandonne à la misère, pour se consacrer à son…

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Samuel Beckett, Fin de Partie (Alain Timar)

Samuel Beckett, Fin de Partie (Alain Timar)

Le tarissement de l’homme poussé à son extrême, sa pourriture dénervée, sa cruauté douloureuse… La situation : un non-lieu fait d’ordures et de murs dégradés… une île peut-être de quelque contre-utopie pourrissante… une zone sans monde qui étouffe et s’étiole serrée dans le silence effroyable d’espaces infinis… Le décor -donc- se décompose, abimé : des murs aux papiers peints arrachés, lambeaux dérisoires ; des entassements de sacs poubelles ; une mer calme, bien trop calme, pour une pareille agonie. Les personnages ? Hamm – l’aveugle…

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Nasser Djemaï, Une étoile pour Noël

Nasser Djemaï, Une étoile pour Noël

Nasser Djemaï livre une pièce de formation / intégration / désintégration, et un beau problème tragi-comique sur les transfuges sociaux Le père demande au petit Nabil de ne pas lui ressembler, de ne pas finir mineur, dans la merde de la misère : il faut qu’il devienne ministre, le Premier ! S’enclenche alors une marche infernale dans la machine à broyer de la société française intégratrice par désintégration, symboliquement dénoncée par ce carré de poudre blanche de la maison, tracé par Nabil…

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