Jean-Luc Fromental & Bernard Yslaire, La neige était sale

Une rédemp­tion est-elle possible ?

Avant 1929, Georges Sime­non publie deux cents romans sous dix-sept pseu­do­nymes. Entre cette année et 1972, il publie cent-quatre-vingt-douze livres, des épi­sodes, des enquêtes de Mai­gret et cent dix-sept romans qu’il appe­lait durs. La neige était sale, qui appar­tient à cette der­nière caté­go­rie, est paru en sep­tembre 1948 aux Presses de la Cité. Conti­nue rea­ding

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Christian Viguié, Comme une lune noire sur ma table

Derrière la vitre

Chris­tian Viguié prend par revers la conscience qui n’aime pas l’invisible. Il le dis­sout dans ses aires poé­tiques par jeux de rémi­nis­cences sans pour autant s’appuyer de manière com­pul­sive sur des modèles du passé. Conti­nue rea­ding

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Harry Mathews, Les Derniers seront les premiers

L’endroit de l’envers

L’oeuvre poé­tique de Harry Mathews a été publiée aux États-Unis sous le titre Col­lec­ted Poems : 1946–2016 (Sand Paper Press, 2020). Cette tra­duc­tion fran­çaise inédite, par l’écrivain et poète ouli­pien Jacques Jouet et la tra­duc­trice Lau­rence Kiefé, couvre les cinq der­niers recueils de l’ensemble, 1986–2016. Les tra­duc­teurs se sont atta­chés à rendre en fran­çais l’étonnante vir­tuo­sité poé­tique de Mathews : l’expérimentation inven­tive, contem­po­raine, les contraintes for­melles (par­fois très anciennes comme la sex­tine) et l’irrépressible émer­veille­ment devant le monde, enchan­teur, drôle, dou­lou­reux. Conti­nue rea­ding

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Rohtko (Anka Herbut / Łukasz Twarkowski)

 © Artūrs Pavlovs 

 Un huis clos sti­mu­lant mais complaisant

Cela com­mence avec des inter­textes, des pro­po­si­tions et des cita­tions qui expli­citent l’enjeu artis­tique. Des per­son­nages inves­tissent un res­tau­rant d’un air entendu. On parle haut, d’un ton péremp­toire, d’art et encore d’art, sans jamais savoir de quel art on parle. Il y a du son, du gros son qui enva­hit la scène et sature l’espace de la salle, peut-être pour dire la hau­teur et la vio­lence de la créa­tion. Conti­nue rea­ding

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Elya Verdal, L’amour en creux

Manuel de félicité

« Là où est ton vide à ma place » : dès lors, l’amour semble aux abon­nés absents même en par­ti­cu­lier là où les hommes brillent. Les femmes et sur­tout Elya Ver­dal s’engagent à l’affect  mais pas que : « Dans ma vie de femme et/ou de mère en deve­nir, j’ai vécu de nom­breuses dou­leurs aux­quelles je n’ai jamais voulu m’habituer. », écrit-elle. Conti­nue rea­ding

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