L’actu

La conscience de l’environnement

Repré­senté par la Gale­rie l’Antichambre de Cham­béry, Yves Mon­nier a effec­tué ses pre­miers tra­vaux avec le “Col­lec­tif Sans Titre” de Gre­noble. Il a été ensuite à l’initiative d’une col­la­bo­ra­tion artis­tique franco-japonaise avec la pho­to­re­por­ter Sayuri Arima:“Les Vaches de Mon­sieur Yoshi­zawa”. Puis il a entamé le pro­jet “Mémoires Contem­po­raines”.
L’objectif est de mon­trer com­ment la conscience de l’environnement peut à la fois modi­fier non seule­ment nos per­cep­tions mais aussi la pra­tique de la pho­to­gra­phie, la trans­mis­sion des récits ou les rap­ports aux paysages.

Dans ce but, l’artiste uti­lise de nom­breux médiums (ins­tal­la­tion, vidéo, pho­to­gra­phie, pein­ture, séri­gra­phie, pochoirs, pro­duc­tion d’évènements). L’objecitf est de créer des pro­to­coles d’où émanent ses images.
Pour ce nou­veau pro­jet, Inter­net offre l’opportunité de recueillir les cri­tères d’anonymes concer­nant la conser­va­tion de leurs images numériques.

Ces pro­to­coles per­mettent à n’importe qui de par­ti­ci­per à la pro­duc­tion des œuvres de Mon­nier. L’objectif est de nour­rir sa propre pra­tique par ces échanges et de pra­ti­quer dif­fé­rents usages de la pho­to­gra­phie. L’artiste inter­vient sui­vant l’ordre d’arrivée des fichiers.
Son tra­vail consiste à trans­fé­rer l’image numé­rique sur d’autres maté­riaux : plas­tique, béton, pein­ture à car­ros­se­rie, etc.. Il uti­lise tous les pro­cé­dés issus de la gra­vure, du pochoir, de la séri­gra­phie ou encore l’impression et la découpe numé­rique industrielle.

Il pro­pose ainsi “la capa­cité à trans­mettre de cer­tains maté­riaux, poten­tiel­le­ment propres à notre ère géo­lo­gique : l’Anthropocène”, résul­tats d’activités humaines ou non tels que “les par­ti­cules élé­men­taires pré­sentent dans l’air et dans l’eau issues des pas­sages d’animaux, des pol­lens des plantes ou encore des plas­tiques, bétons, pein­tures à car­ros­se­rie, etc.”

L’objec­tif n’est pas de mon­trer l’altération des pay­sages par la pol­lu­tion mais d’accentuer la per­cep­tion de l’environnement actuel. A savoir ce que les traces d’activité humaine ou non qui se retrouvent dans ces oeuvres disent de notre temps et donc de nous.
Ce que l’auteur résume ainsi : “Mes expé­ri­men­ta­tions s’apparentent donc plu­tôt à une ten­ta­tive de per­cep­tion aug­men­tée de la réa­lité, à un déploie­ment sensible.”

Yves Mon­nier se consi­dère comme un passe-muraille en ses aller-retours entre les his­toires indi­vi­duelles et l’Histoire col­lec­tive et envi­ron­ne­men­tale.
Il ouvre brèches et pas­sages. Les­quels “per­mettent de faire dia­lo­guer les dif­fé­rentes échelles de la mémoire humaine et non-humaine.”

jean-paul gavard-perret

Yves Mon­nier, Mémoires contem­po­raines — Contem­po­rary memo­ries, Gale­rie l’Antichambre, Cham­béry, du 15 jan­vier au 26 février 2022.

3 Responses to L’actu

  1. lallemant

    Bon­jour,
    bravo pour vos com­men­taires très inté­res­sants et com­plets. Si il existe une lettre je serai heu­reuse de la rece­voir.
    Merci

  2. CLAUDE KOMOROWSKI

    Diffusez–vous une “news­let­ter”?
    Je serais heu­reux de la rece­voir.
    A vous lire. Ami­tiyés C.K

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