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Tag: poésie.

Celui qui ne « dégotera […] jamais festin plus plénier à l’heure si peu apéritive du petit-déjeuner » : entretien avec David Besschops (Placenta)

Celui qui ne « dégotera […] jamais festin plus plénier à l’heure si peu apéritive du petit-déjeuner » : entretien avec David Besschops (Placenta)

David Besschops voudrait faire croire qu’il manque d’humour. Son entretien comme son oeuvre s’inscrivent en faux contre une telle absence. L’ironie est sa tasse athée. Elle rend ses fins de moi moins difficile. Elle donne à son rock dans son bunker un riff de rires en rafales. Déchiquetant la langue comme un toutou en rien snob le fait d’un oreiller, il empêche tout lecteur de s’endormir dans des lits de ratures. Vétérinaire à sa façon, il met (métaphoriquement) la main…

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Nadine Agostini, Histoire d’Io de Pasiphaé par conséquent du Minotaure

Nadine Agostini, Histoire d’Io de Pasiphaé par conséquent du Minotaure

Sans nuance de gras Nadine Agostini n’en a pas fini avec les mythes. Il faut dire qu’ils ont la vie dure. Aussi après Ariane « sa sœur » comme aurait dit Racine, et tout en la retrouvant, elle va du côté d’Io, Pasiphaé et mine de rien vers le Minotaure sans minauder. La sudiste en rien cagolle n’y va pas de main morte. Dans le labyrinthe « palais aux couloirs courbes » dont les « architectes s’inspireront pour émerveiller les…

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Maria Desmée, Paris, New York, Cleveland

Maria Desmée, Paris, New York, Cleveland

Enoncés et ellipses Artiste et poète, Maria Desmée offre des voyages particuliers. Ses mots rehaussés de ses peintures créent un univers particulier où le déplacement n’est pas celui qu’on croit. L’apparent éloignement fait le jeu d’une proximité. Elle est particulière : « De ce qui nous habite / nous ne savons que peu ». Et à sa manière, telle une dame de cœur, la créatrice tente la carte de ce territoire. Post Views: 49

Françoise Ascal, Des voix dans l’obscur

Françoise Ascal, Des voix dans l’obscur

Hiatus pour « je » en disparition Dans le jeu des pronoms qui ouvrent un labyrinthe entre la vie et la mort, soi et les autres, courts vers et paragraphes plus longs, Françoise Ascal crée une « adresse » particulière. Elle glisse dans le temps du crépuscule à un obscur mouvant aux mouvements sourds. Le « qui parle ? » demeure la question majeure. Elle part d’un « ça » liminaire à la Beckett qui de fait l’ouvre. Post Views:…

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Eugène Savitzkaya, Sister

Eugène Savitzkaya, Sister

Qui ? Hélène Mathon est partie d’un désir profond : évoquer le regard porté par les normaux sur ceux qui ne le sont pas et «utiliser le théâtre comme chambre d’écho à cette relégation des fous ». Il s’agissait aussi de sortir cette problématique « trop souvent vouée aux amphithéâtres des facultés et à l’intimité des chambres ». Post Views: 43