Le prix Renaissance de la Nouvelle 2010 a été attribué à François Hinfray pour son recueil L’homme qui parle en marchant sans savoir où il va , paru aux éditions de Fallois. L’auteur, énarque ayant longtemps évolué dans le monde de la grande entreprise, publie là son premier livre - c’est donc un prix de révélation que le jury* a décerné cette année. François Hinfray, installé à Bruxelles depuis quatre ans, est également peintre. Ses toiles relèvent de ce que l’on appelle l’abstraction géométrique.
*Les jurés étaient Alain Absire, Jean Claude Bologne, Georges-Olivier Châteaureynaud, Ghislain Cotton, Marie-Hélène Lafon, Michel Lambert et Claude Pujade-Renaud.
La cérémonie officielle, qui a eu lieu le samedi 24 avril à la Ferme du Douaire à Ottignies-Louvain-la-Neuve en Belgique, a été marquée par un émouvant hommage rendu à Carlo Masoni, décédé au début de l’année. Cofondateur avec Michel Lambert de cette récompense qui a très vite acquis une réputation d’exigence, il était entre autres poète, romancier, dramaturge, nouvelliste bien sûr, et avait pris une part très active dans l’organisation des dix premières éditions du prix.