http://www.lelitteraire.com
l'Actu des livres
 Contacter
 François Xavier
Ses derniers articles :
A la découverte des Géants urbains
Eugène Carrière - Catalogue raisonné de l’œuvre peint
Sublime Venise vue du ciel !
Les années 1930 & la fabrique de l’Homme nouveau
L’invention de la ville occidentale
Gibran et la refondation littéraire arabe
Y aura-t-il pour de vrai un matin
La tête en friche - Rentrée 2008
Mystère et mélancolie de la poupée
Le geste de Lacan - chronique des années 1970
Gottfried Salzmann
Entretiens sur la poésie
Le scandale McEnroe - Rentrée 2006
Franchir le Rubicon - Le déclin de l’Empire américain à la fin de l’âge du pétrole
Le nez de Rembrandt - Rentrée 2006
Egoïste, infime - Rentrée 2006
Sindbad le marin
Fragments d’Angola
Le Grand Soir - Rentrée 2006
Le cœur sacré - Un atlas chirurgical du corps humain
  
3320 articles en ligne


On en parle
afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article

Justine Lévy nous racontait son désespoir amoureux après le départ soudain de son mari, elle nous a emmenés dans les couloirs brumeux de son ego malmené par la perte d’un amour. C’était bouleversant, parfois pathétique, un peu déplacé mais avait le mérite d’être un témoignage authentique malgré le miroir du roman.
Annie Spindler vit à Bruxelles et signe là son premier roman. Mais il n’est pas question d’amour ici. C’est de passion dont on parle, et d’une passion qui entraîne avec elle les excès qu’elle nourrit, cette fusion des corps, cette angoisse de la séparation, cette volonté de mourir ensemble au plus près du feu car l’on sait bien qu’une passion est destructrice, qu’elle dure quelques mois, et que la fin est un cauchemar. Une passion est une drogue. Sa fin un désastre.
Annie Spindler en est réduite à un manque, réduite à cela, plus que cela, une épure, rien que cela, les bords du manque et l’affolement. Elle erre dans son quotidien comme un poisson hors de l’eau. Elle se doit de recouvrer le genre humain, oui ce genre absurde de l’animal en cage qui se satisfait de ses carences pour ne pas devenir fou. Mais elle aimerait bien sombrer dans la folie et sillonner l’autre bord au-delà des frontières où tout se dilue pour se cramponner des deux mains, et dire haut qu’elle est vivante.

Annie est seule avec son chien. Comme Justine l’était avec son chat.
Même pas seule avec son chien. Même pas de chien. Plus de chien.



Il y a 1449 signes dans cet article.
François Xavier, le 10 mai 2004 - article609.html
Annie Spindler, Wilma, éditions QUE, 2004, 81 p. - 9,90 €.
©2004 LELITTERAIRE.COM. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (texte, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par lelitteraire.com. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de La Rédaction.

Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article
générer une version PDF de cet article Version PDF



24e Salon de Montreuil
6ème salon de l’édition indépendante
Un prix pour Palestine...
 
http://www.lelitteraire.com
Les articles les plus consultés
 Recherchehttp://www.lelitteraire.com
ARCHIVES

Romans | Nouvelles | On en parle | Pôle noir | SF | Essais/documents | Inclassables | Poésie | Poches |
On aime ! | On jette ! | DVD | Théâtre | Les érotiques | Événements | Entretiens | Dossiers | BD |
Jeunesse | Manga | Beaux livres | Arts croisés | Le littéraire TV |

Copyright © 2004-2007 lelitteraire.com - Tous droits réservés - Site optimisé 1024x768 - IE 5x et +

Rédaction
Contacts
Mentions Légales