Le dernier guerrier d’une tribu norse, des hommes du nord, est rongé par le désespoir, la culpabilité mais surtout la haine. Il se lance alors dans une quête impossible vers les désolations du Chaos, terre de magie et de démence, situées encore plus au nord que le grand Nord. Car c’est le seul moyen de faire revenir sa femme à la vie : accomplir l’ordre de Tzeentch, le dieu de la tromperie, et dérober le trésor de Nurgle, le dieu de la pestilence. Pour ce faire, une troupe de guerriers et de mages se joint à lui. Ensemble ils marcheront vers le château du Seigneur de la peste, mortel au service d’un dieu. Mais le prix à payer pour dérober le trésor d’une divinité du Chaos est peut être plus important que la récompense...
Un ouvrage de Warharmmer. Un ouvrage de Fantasy. Loin des terrains habituels des plateaux de jeu, le grand Nord ici dépeint par Werner est, malgré sa blancheur, une terre sombre et maléfique. L’habitude de cet univers fait évoluer les héros sur les frontières impériales, l’île des elfes, le continent des hommes-lézards...
Malgré tout, se retrouver dans une aventure allant en direction du nord sans que pour autant que ce soit des gentils (les Norses sont plutôt connu pour leurs raids pirate à l’instar des vikings vers le sud) est à la fois déroutant et agréable. Cependant cela implique une chose : impossible de retrouver des lieux connus. Aucun - ou presque - peuple civilisé, aucune citadelle dont nous connaissons le nom...
Tout en connaissant le monde décrit, nous ne le connaissons pas. Le plus grand intérêt (le seul ?) de ce livre est sa fin. Changeant de celles habituelles en SF-Fantasy, l’auteur joue d’une manière machiavélique avec notre esprit, formaté dans l’habitude de notre société : réussite = gain... D’un point de vu littéraire, l’écriture n’est en rien révolutionnaire, étant le fruit d’une traduction parfois lourde.
Mais que dire de plus ?
Nous avons là l’œuvre parfaite représentant les publications les plus courantes de nos jours. Ciblant un public précis dans le but de remplir les fonds en utilisant une marque qui se vend, quelques petites touches de génie se perdent dans un reste trop commun. Mais ces petites touches de génie sont en même temps la promesse d’une possible réussite dans ce style. (Réussite que nous avons déjà croisée dans Reiksguard).
Ouvrage agréable à lire par son coté pestilentielle, sans réel apport au genre sauf sur la fin, c’est une manière agréable d’améliorer sa connaissance du monde de Warharmmer.
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