Le Maître de Guerre Horus a trahi son père, l’Empereur de l’Impérium. Cette entité politique regroupant un nombre incalculable de systèmes planétaires et défendu par les fameux chapitres de Space Marines se retrouve en proie à la guerre civile. Les maîtres de chapitres se doivent de choisir leur allégeance : suivre leur père et empereur ou bien le premier d’entre eux ?
C’est dans ce contexte de division que l’impensable arrive : un chapitre ne se sépare pas du reste de l’Impérium mais se sépare en son sein : les frères sont appelés à combattre les frères...
Les Dark Angels ont-ils étaient manipulés par le Primarque Lion El’Jonson, leur chef et fils de l’Empereur ? L’Imperium a-t-il été prêt à sacrifier une planète entière pour former un chapitre de guerrier Space marine ? Des milliards de vies pour quelques guerriers d’élite ? Telles sont les questions légitimes des guerriers sous la direction de Luther, guerriers à qui El’Jonson a ordonner de se retirer de leur lieu de vie privilégié : le front. Et cela afin de devenir des professeurs, des instructeurs de combat. Quelle déchéance pour ces chevaliers en quête de gloire !
Parler de la SF-Fantasy en laissant de coté les univers de l’entreprise Games Workshop semble une absurdité. En effet, l’entreprise d’origine anglaise règne sur l’imaginaire de nombreux jeunes à travers les jeux de Warharmmer (Fantasy) et Warharmmer 40.000 (Science-fiction) ainsi que leurs dérivés. En alliant modélisme et jeux de plateau, c’est une variante agréable des jeux de rôles qui est offerte, certes à un prix certain...
L’étendu de leur gamme se fait aussi par des livres publiés chez leur éditeur, Bibliothèque Interdite. En se basant sur l’univers des jeux, les auteurs anglophones développent l’histoire des différentes factions et de leurs héros que nous connaissons dans les résumés de livre de règle ou le mensuel White Dwarf.
Voir les forces des Marines de l’Impérium en action est une bien curieuse chose. Tous les joueurs connaissent les stratégies, les armes, mais force est d’avouer que le réalisme n’est pas complet : les figurines ne bougent pas. Ici les mots leur donnent vie. Si l’histoire est intéressante, il faut cependant souligner que certains détails ne sont pas à la portée de tous les lecteurs : une certaine connaissance de l’univers est requise pour comprendre certaines allusions. Et pour obtenir cette connaissance, il faut ou bien lire plusieurs livres de cette collection, acceptant d’être déboussolé durant l’un ou l’autre, ou bien jouer.
Une dernière solution, moins agréable, est d’arpenter le net afin de savoir à quoi correspond le Warp, quelle est la rareté et la puissance d’un Dreadgnouth, etc. Mais pour comprendre l’ensemble de l’ouvrage, point n’est besoin d’un grand général des tables de Warharmmer 40.000...
Traduit de l’anglais et écrit dans un but d’étendre un univers plus que de créer une réelle œuvre littéraire, c’est un livre de fantasy comme beaucoup d’autre : à porté de tous, il faut simplement aimer ce style d’histoire futuriste...
Mais quand on aime, on ne compte pas !
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