http://www.lelitteraire.com
l'Actu des livres
 Contacter
 Christophe Giolito
Ses derniers articles :
Naples Millionnaire !
L’éveil du Printemps
Salle d’attente
L’épreuve - Les acteurs de bonne foi
Le Jeu de l’amour et du hasard
Krapp’s last tape
Ex vivo in vitro
Pawana
Cendrrillon
Le Horla
Je disparais
Clôture de l’amour
Roméo et Juliette
L’Homme inutile ou la Conspiration des sentiments
Retour à Ithaque
Yakich et Poupatchée / comédie crue
Les fourberies de Scapin (de Molière)
Moi, Caravage
Tout est bien qui finit bien
Le préjugé vaincu
  
4695 articles en ligne


On jette !
afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article

Un chalet en bois en forme de taverne accueille le joyeux brouhaha d’une troupe de compères consciencieusement avinés. Jolie ambiance de fête : invectives, chants, théâtre de marionnettes, parodie de procès. Le choix est fait de séparer, dans un espace scénique d’abord clos, même si on l’ouvre peu à peu jusqu’à le faire disparaître (demeurent alors seulement la surface et la charpente de la taverne). Cela isole le champ de l’action enjouée du public.
Des arbres viennent se planter plus ou moins brutalement sur le sol, tombant du ciel, comme pour ouvrir le champ de la représentation : mais c’est aussi bien pour le plomber : ce n’est pas de la végétation qui apparaît, non plus qu’une structuration. Alors quoi ?

L’exagération des bouffonneries ne se révèle pas plus pertinente. Les acteurs investissent leur énergie dans la truculence et la pétulance des personnages, mais c’est à perte : on regarde, sans plus savoir ce que qu’ils fabriquent, animés d’une frénésie qui nous échappe.
Bien sûr, Les joyeuses commères de Windsor ne sont rien d’autre qu’une farce. Mais à donner trop d’ampleur, de geste aux facéties, on finit par en perdre le comique. A mobiliser des mimiques de troupier, des procédés de bande dessinée, voire de dessin animé, on en vient à éloigner définitivement le texte de la pièce au lieu de nous en faire percevoir l’humanité.

La pièce se termine comme elle a commencé : par un chœur festif et enjoué. A aucun moment l’attention n’aura été attirée ni sur l’intrigue certes bien légère, ni sur les personnages, chacun étant réduit à un caractère trop entier pour être intéressant.

Les Joyeuses Commères de Windsor
de William Shakespeare
Texte français de Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Richard
Mise en scène d’Andrés Lima.

Avec : 
Catherine Hiegel : Madame Pétule
Catherine Sauval : Madame Duflot
Thierry Hancisse : Messire Hughes
Evans Andrzej Seweryn : Docteur Caius
Cécile Brune : Madame Lepage
Bruno Raffaelli : Sir John Falstaff
Christian Blanc : Filou et Rugby
Alexandre Pavloff : Maigreux
Céline Samie : Simplette
Pierre Vial : Bardolph
Loïc Corbery : Fenton
Christian Cloarec : Falot
Bakary Sangaré : L’Aubergiste (en alternance)
Pierre Louis-Calixte : Pistolet
Serge Bagdassarian : M. Lepage
Benjamin Jungers : Robin
Stéphane Varupenne : L’Aubergiste (en alternance)
Christian Hecq : M. Duflot
Georgia Scalliet : Anne Lepage
Camille Blouet (élève comédienne de la Comédie-Française) : Johanna
Géraldine Roguez (élève comédienne de la Comédie-Française) : Roberta

En alternance du 5 décembre 2009 au 2 mai 2010. Matinées à 14h00, soirée à 20h30. Comédie-Française, Salle Richelieu.



Il y a 2699 signes dans cet article.
Christophe Giolito, le 23 janvier 2010 - article3888.html
©2004-2012 LELITTERAIRE.COM.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (texte, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par lelitteraire.com. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de La Rédaction.

Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article
générer une version PDF de cet article Version PDF



Tolkien, un auteur à (re)découvrir.
Entretiens sur l’art
Jacques Rancière à Marseille
 
http://www.lelitteraire.com
Les articles les plus consultés
 Recherchehttp://www.lelitteraire.com

Romans | Nouvelles | On en parle | Pôle noir | SF | Essais/documents | Inclassables | Poésie | Poches | Chapeau bas ! |
On jette ! | DVD | Théâtre | Les érotiques | Événements | Entretiens | Dossiers | BD | Jeunesse | Manga |
Beaux livres | Arts croisés | Le littéraire TV |

Copyright © 2004-2012 lelitteraire.com - Tous droits réservés - 
Site optimisé 1024x768 - IE 5x et +, Firefox 3.0.3 et +, Safari 4.0 et +

Rédaction
Contacts
Mentions Légales