Les jours se raccourcissent ! Et il va être fréquent de marcher dans notre belle ville de Paris éclairée par les lumières artificielles des lampadaires et celles des vitrines des boutiques. Je marche sous la nuit, et une réflexion me vient à l’esprit : Noël, cela se rapproche. Dans un petit mois nous aurons en plus des lampadaires ces guirlandes lumineuses qui font la joie des petits comme des grands, car même dans la rue, à l’extérieur de notre tanière, nous sentirons la joie des fêtes se rapprocher.
Un chocolat chaud à la main, je passe devant une vitrine bien éclairée... Bientôt il faudra penser à acheter les cadeaux, et donc à bien regarder ces étalages. Mes jambes ne se sont pas arrêtées, et ce n’est que lorsque mon esprit a compris les mots que j’ai rapidement lus, que je reviens sur mes pas : Astérix & Obélix.
A ces deux prénoms ayant bercé mon enfance, se sont rajoutées des couleurs que je n’arrive pas à rattacher aux couvertures habituelles de nos irréductibles Gaulois. Puis un titre : L’anniversaire d’Astérix & Obélix, le livre d’or. Tiens, étonnant. Cela doit donc être les 40, 50, 60 ans de nos héros... C’est vrai que c’est vieux. Puis une écriture : Textes : René Goscinny et Albert Uderzo... Tiens, tiens, cela commence à être intéressant : la plume d’Astérix, Goscinny, est morte. Donc c’est un texte sorti de l’oubli ou une réédition... Allez, prenons-le. Un porte-monnaie allégé plus tard, je sors dans la rue. Et bien entendu, impossible de lire immédiatement : l’absence de lumière naturelle m’empêche de satisfaire mon désir de lire tout en me déplaçant. Il fallut donc attendre d’être arriver chez moi pour, vautrer sur mon lit, retourner en enfance... Oui, Astérix & Obélix sont pour de nombreuses personnes signes de l’enfance. Héros gaulois, de créateurs français, ce sont au niveau de la popularité, les Tintins de l’Hexagone. Car il n’est pas rare de voir dans les bibliothèques le gringalet blond côtoyer le nain blond et le g... grand rayé (qui a dit gros ?). Leurs aventures offrent toujours une jolie morale, que ce soit sur les fils cachés, l’amour, le rapport à l’argent, la résistance, la tolérance... Et avec humour. Un humour qui s’ancre dans son époque, celle de Pilote. Ce magazine qui a vu tant et tant de héros naître, tel Lucky Luke, Achille Talon, Bob Morane... avant qu’ils ne passent aux BD. Un humour qui peut aujourd’hui nous sembler assez lointain : heureusement que les baffes aux romains sont, elles, universelles. Car je vous pose une question : avez-vous trouvez toutes les caricatures de personnalités célèbres ? Il en reste que je n’ai pas trouvé... Cinquante ans... Et oui, cela fait vieux. Vous vous voyez dans cinquante ans ? Vos parents étaient jeunes, voir pas né (comme les miens). Cela date, et pourtant si les dessins n’ont pas changé, Astérix & Obélix ont eux, bel et bien changé. Cela du fait que l’un de leur créateur est mort. Nombreux sont ceux à avoir rejeter en bloc Astérix depuis la mort de Goscinny, affirmant que Uderzo ne cherchait qu’à faire tourner une "machine à fric".
Je dois l’avouer, il m’est arrivé de le penser. De le penser en étant déçus de tel ou tel œuvre où l’histoire commençait à vraiment se différencier des premières où tout était si simple, si clair. Mais je dois aussi reconnaître que je ne suis pas Uderzo. Je ne vois pas toujours à quoi il fait allusion, que ce soit historiquement, culturellement ou par caricature...
Mais une fois qu’un "vieux" me l’a expliqué, tout devient beaucoup plus lucide et s’apprécie à sa juste valeur. Et Uderzo s’en défend, à travers la bouche d’Astérix, nous expliquant qu’il a pris ce "pari fou" de continuer à le faire vivre pour les lecteurs qui le lui demandaient.
Et Astérix continue de nous plaire avec ses amis. Il suffit de regarder les derniers films sortis : trois films sur un duo de héros en moins de 10 ans par trois productions différentes. Succès plus ou moins apprécié, il n’en reste pas moins une marque parfaite de la réussite de nos héros. De même que le parc situé non loin de Paris...
Mais qu’en est-il de ce livre d’Or ? Cette publication spéciale anniversaire ?
Et bien je dirai que c’est un livre inégale. Les dessins sont toujours aussi bons, le dessinateur n’ayant pas changé. Autre point très intéressant à lire : une adresse d’Astérix au lecteur et une de sa sœur, la fille de Goscinny. Mais le point négatif se trouvent au niveau de l’histoire : sous la forme de "petites scènes", reliées (de manière plus ou moins bien réussit) par l’organisation d’un anniversaire surprise pour nos héros, nous retrouvons des planches dignes des superbes textes de l’heure de gloire de nos héros, et d’autres plus présentent pour amuser un public de manière facile, voir même puéril... Et cela même après avoir tout (ou presque) compris. En petit bonus s’offre un jeu : retrouver de quels BD aventures viennent chaque personnage !
N’hésitez pas à l’acheter ou à l’offrir : il est rare de dire " j’ai acheté un Astérix" ou d’en offrir un qui n’a pas encore été lu...
De plus tout le monde se doit, s’il en a la place, d’avoir sa collection complète !
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