Jack Howard, le célèbre archéologue, est de retour ! Après l’Atlantide, la Menora juive et le testament du Christ, cette fois-ci le héros nous fait voyager des fins fonds de la jungle indienne jusqu’à la sépulture du premier empereur de Chine. Accompagné de son comparse de toujours, Costas, Jack Howard nous emmène dans une aventure trépidante entre passé et présent, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours en passant par l’Inde coloniale.
Le lecteur se trouve ainsi propulsé au cœur du temps tout au long du roman. Trois époques, trois lieux, trois histoires qui se complètent au fur et à mesure... Tel un canevas, les liens se croisent sans cesse pimentant ainsi l’intrigue et démêlant petit à petit le fil de l’histoire. Les fans de David Gibbins retrouveront des personnages bien connus puisque croisés ou évoqués lors des précédents ouvrages, tels Katya rencontrée lors de sa quête de l’Atlantide et Rebecca, la fille de Jack, dont l’existence fut révélée dans Le dernier évangile.
Et chez les Howard, on a le sens de la découverte ! Ainsi, le célèbre archéologue peut compter sur une équipe de choc pour mener à bien sa mission. Encore une fois, David Gibbins a su donner un rythme effréné à l’ouvrage, parcourant la route de la soie à 2 000 ans d’intervalle jusqu’aux Indes. Lancé sur les traces des anciens légionnaires, Jack parviendra à retrouver celles de son propre aïeul, soldat aux Indes, sans se douter que ces deux histoires sont inexorablement liées depuis deux millénaires.
Construit comme un puzzle, ce quatrième opus du romancier canadien, propose un récit vivant, bien ficelé et mené par des héros attachants qu’on apprécie de retrouver ouvrage après ouvrage, un peu à la Indiana Jones. De plus, l’auteur a à cœur de reconstituer le plus fidèlement possibles les différentes époques traversées. La situation géopolitique est souvent bien explicitée et semble très actuelle, le contexte fortement détaillé à tel point que le lecteur se trouve véritablement transporté dans la jungle indienne au temps du colonialisme britannique. D’autant que le parallèle entre les différentes époques et la nôtre est toujours mis en avant. Et à l’image des trois précédents volets, l’intrigue principale se base sur des faits historiques réels et précis, ce qui renforce l’impression de vivre l’histoire en même temps que nos héros et de participer un peu, nous aussi, à l’aventure.
Alors on finit même par se laisser à penser qu’après tout, pourquoi pas... Pourquoi pas en effet se dire que tout pourrait être vrai... si ce n’était la trop grande facilité avec laquelle sont réalisées, systématiquement, les découvertes archéologiques majeures du roman, qui permettent à l’histoire de se mettre en place et d’aboutir au dénouement final. La chance du débutant diront certains ? Pas vraiment car Jack Howard revient nous voir pour la 4e fois et que Tigres de guerre s’inscrit dans la continuité des trois précédents. Une facilité qui nuit indéniablement à la qualité du roman et à l’intrigue.
Des siècles que les aventuriers du monde ont tous parcouru les mêmes chemins sans jamais rien trouvé et en un tour de passe-passe, ou une chance incroyable, Jack Howard tombe par un heureux hasard sur ce qu’il faut absolument découvrir pour continuer à avancer. D’autant que bien évidemment, Jack Howard, par son histoire familiale est la seule et unique personne qui peut justement réussir là où tous ont échoué.
Un roman certes agréable à lire mais un manque de crédibilité qu’il serait bon d’amoindrir dans les prochaines aventures au risque de lasser le lecteur et de passer directement à Indiana Jones façon Harrison Ford à 65 ans !
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