Née en avril 2007, cette collection offre à tous l’accès aux informations essentielles et indispensables à qui s’intéresse à l’histoire du monde. Ou s’apprête à voyager. La septième livraison fête le premier anniversaire. Publiée en compagnie du sixième tome consacré à l’art africain.
Emmené par Liana Castelfranchi - qui a enseigné l’histoire de l’art médiéval à l’université de Milan - ce tome sur l’art roman étudiera comment il s’est développé sur le territoire de l’Europe occidentale. Entre la première moitié du XIème siècle et la fin du XIIème siècle. Il est un phénomène historique et culturel extraordinairement original. Et l’activité artistique romane - plus encore que celle d’autres périodes historiques - est l’expression directe de nouvelles formes de vie économique et sociale. Et de nouveaux modèles culturels, que l’Ecole des Annales a longuement étudiés. Cette période historique fut particulièrement productive. Elle fit preuve d’une créativité sans égale dans l’histoire de la civilisation européenne.
Il est donc essentiel de comprendre dans quel contexte historique se manifestèrent les expériences artistiques de cette époque. Sur quelle culture s’appuya l’immense patrimoine artistique roman. Et dans quels événements réels puisa l’imaginaire artistique de cette période. Il est tout aussi primordial de connaître l’arrière-fond culturel de l’architecture et de la sculpture de ce temps.
Cet ouvrage met en évidence les nœuds historiques et culturels, les moments d’émergence et les lignes de force. Il y parvient en évoquant l’urbanisme, fruit du développement économique et de l’augmentation de la démographie. Le tout associé à un phénomène d’exode rural. Par exemple, Paris passa en un siècle - du XIe au XIIe - de 20 000 habitants à plus de 100 000.
D’autre part, le pouvoir religieux a perdu de sa puissance. Son rôle protecteur se dissipe. Une idéologie laïque s’impose progressivement. L’on commence à considérer la diversification du travail comme une participation à la vie terrestre.
Mais si la ville adhère aux idéaux laïcs les conceptions monastiques font l’objet de grandes propositions de réformes. En souhaitant un retour à l’intégrité et à l’austérité originelles de l’ordre bénédictin. La fondation de la chartreuse de Grenoble par saint Bruno - 1088 - fut la première forme de renouveau du monde des abbayes. La seconde réponse fut apportée par les clunisiens qui firent de l’abbaye de Cluny - véritable ville monastique - la plus grande expression monastique de tous les temps.
Enfin, la réforme cistercienne organisa la construction de grands ensembles abbatiaux. Un reflet admirable d’une civilisation de la terre.
Les deux siècles de l’époque romane sont caractérisés par l’extraordinaire mobilité culturelle des villes. Récemment, des historiens de l’art ont montré les nombreuses ressemblances stylistiques qui existent entre des œuvres provenant de territoires différents, notamment dans la sculpture. Il est ainsi possible d’imaginer que des voyages d’artistes, des contacts et des échanges stylistiques aient eu lieu entre les ateliers des artisans et les chantiers de construction, et entre différents pays.
Architecture, sculpture ; peinture et les arts de la couleur sont les quatre piliers de cette période unique qui nous a laissé cathédrales et vitraux d’une pure merveille comme autant de témoins, en France, en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne, tous différents mais avec cette unité suffisante pour qu’on puisse les considérer comme partie intégrante du premier style international ayant un cadre européen.
Avec un glossaire et une iconographie originale magnifiée par la double page centrale qui s’ouvre en format poster, ce livre est un guide complet pour ceux qui qui veulent en savoir plus sur une période florissante de notre culture.
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