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Voici de la BD hard. Du crade pour pas cher. En effet, après Ménagères en chaleur, paru en 2006, l’infâme Armas remet le couvert. Sous prétexte que le premier tome s’est épuisé en moins d’un an. Tous les moyens sont bons. 32 histoires courtes sans queue ni tête. Et encore une manière de nous faire croire que les femmes ont le feu. Alors que c’est une BD de mecs. Parfaitement. Ce sont eux qui ont une bite à la place du cerveau. Et si ces dames se laissent faire c’est pour leur être agréables. Elles sont bien en chair. Dociles. Infidèles. C’est un pavé de la caricature, en somme ! Comme si la femme au foyer ne pensait qu’à ça ! On rêve... Entre le prétexte d’être gentil avec belle-maman. Quitte à devoir l’enfiler sur la table. Ou à devoir répondre aux exigences du ravisseur de son enfant ... qui n’est autre que son mari. Les imaginations sont débridées. Les dessins aussi, tiens ! Comme quoi, en Espagne il n’y a pas que la Sainte Eglise. Il y a aussi une libido qui s’assume ... Voilà donc de quoi satisfaire les jeunes hommes en mal de partenaire(s). Les vieux libidineux aussi, d’ailleurs. Mais est-ce une lecture pour demoiselles ? Je me pose la question, moi qui n’en suis plus une. Mais qui reste une midinette au fond de moi. Et qui ne pardonne pas à mon amie d’en aimer une autre. Saphisme ne rime pas avec libertin !
Donc je me pose la question. Qu’est-ce que je ressens à voir ses vits haut perchés ? Suis-je en émoi ? Mon ventre se vrille-t-il ? Cela m’amuse-t-il ? Je dois reconnaître que les dessins sont précis. Que le détail pique. Aussi bien dans la moue ou l’effroi ou l’orgasme dessinés au coin de l’œil. Dans la mimique de la bouche. Dans le regard. Mais l’attrait tient aussi dans l’anatomie révélée. Cette pornographie chic en noir et blanc. Ces détails anatomiques finissent par porter sur les nerfs. J’aurais presque envie de libérer ma main. Mais je sais qu’elle irait droit dans ma culotte. Et taper mon article avec seulement cinq doigts n’est pas aisé. Mais je succombe. Je délaisse les textes, tourne les pages plus vite. Pour en arriver toujours aux mêmes poses. Jamais la même mais toujours sensiblement identique. Et souvent l’anus célébré. Sodomie. En apothéose du coït. Pas complet sans un détour par la porte de derrière. Soit. C’est un jeu bien huilé. Détails techniques apparents : le pot de crème n’est pas oublié. Toujours humecter la monture. Élargir les entournures. Pour bien enculer il faut lubrifier.
Je suis seule ce matin. Que faire avec cette BD qui m’a retournée ? Heureusement, j’ai toujours un toy dans le tiroir de ma table de nuit. Je relis les premières pages. Et je m’oublie en pensant à hier soir quand elle s’était équipée de son harnais pour me chevaucher. Finalement, rien de bien différent de ce qui est raconté ici. La vie sexuelle en planches. Croquées par un fou furieux. Sympa. Et totalement efficace. Ravageur...
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| Armas, Le retour des ménagères, coll. "Outrage", La Musardine 160x215 broché N&B, janvier 2008, 224 p. - 14,50 € |
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