http://www.lelitteraire.com
l'Actu des livres
 Contacter
 Isabelle Roche
Ses derniers articles :
Soirée Hubert Nyssen
La Sagesse de l’éditeur
Le dernier voyage
Hélène Fiamma présente la GF
Dans la nuit d’Aghtamar
Contes et nouvelles - Volumes 1 et 2
François-Marie Mourad et l’art zolien
Sarlat 2008 : 57e édition du Festival des Jeux du théâtre.
Sans faim & Sans faim 2
Sylvie Gracia et les dix ans de La Brune
Noces de sang
Salon du Livre de Paris 2008
Coup double au Livre de Poche
A propos du mystérieux Dr Fu Manchu...
Premières heures au paradis
FMR n° 22 & 23
La Variante Istanbul
Le Jeu de l’amour et du hasard (m. en scène : Xavier Lemaire)
Ce soir on improvise
Ma robe n’est pas froissée
  
3189 articles en ligne


On en parle
afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article

Comme la pièce ouvrait le 56e Festival des jeux du théâtre de Sarlat, elle ouvre la saison 2007/2008 du Théâtre 14. Installée dans ce théâtre situé aux marches de Paris jusqu’au 27 octobre, elle apporte à l’automne naissant un savoureux coup d’humour plein de peps, d’autant plus savoureux qu’il y a une profonde dimension satirique à goûter, que l’adaptation n’éteint pas - au contraire : elle la valorise. Pour savoir de quoi il retourne, et ce qui donne au spectacle tout son attrait, un petit retour vers Sarlat suffira. L’on se bornera ici à vous recommander d’aller le voir sans tarder. Mais comme il est difficile de ne pas se répéter quand on aime, encore quelques mots pour dire ce qui est particulièrement délectable, outre le texte de Sartre, le jeu hyper tonique des comédiens, la mise en scène inventive et pleine de respect... etc.

Ainsi la "couleur d’époque" - les années 50 - a-t-elle été soigneusement conservée, dans les décors et les costumes bien évidemment mais surtout dans les propos et références : le metteur en scène a fort judicieusement évité de succomber à la tentation - que doit pourtant attiser le fond politique de l’intrigue - de plaquer une contemporanéité tout artificielle sur un texte nettement inscrit dans un environnement daté, celui de la Guerre froide. Mais justement : cela souligne tout ce qui demeure intemporel par-delà les variations purement contextuelles imposées par l’Histoire, à savoir la propension aux magouilles qui caractérise certaine presse et certains acteurs du milieu politique. De fait, la drôlerie souvent acerbe, voire cynique, émanant des répliques est restée intacte ; la vivacité du jeu des comédiens, la mise en scène sans temps mort et les coupes opérées dans le texte la renforcent et accentuent la portée comique de la pièce.

L’on notera aussi qu’en passant de l’espace ouvert du Jardin des Enfeus à la scène fermée du Théâtre 14 - fermée et plus petite - la pièce gagne une atmosphère plus intimiste, et que les décors escamotables si bien conçus par Amélie Tribout s’adaptent merveilleusement à l’une comme à l’autre scène. 

Que l’on s’attarde sur le fond strictement politique à entendre sous la satire vigoureuse, sur la dimension ontologique des réflexions de Valera - le "soi" construit par le regard d’autrui - ou bien que l’on s’abandonne au seul plaisir de la pétulance des reparties et du rythme swingué du spectacle, toutes les perceptions sont possibles. L’éventail est large ; c’est bien le moins qu’une pièce écrite par un philosophe ayant tant réfléchi à la question de la liberté et dont l’empreinte intellectuelle est restée vive en appelle autant au libre choix du spectateur - d’autant que cette vaste palette de lecture est favorisée par l’adaptation respectueuse et la mise en scène intelligente de Jean-Paul Tribout !
Quoi qu’il en soit, l’on assiste à un excellent moment de théâtre, qui met l’humeur au diapason de l’été indien qui s’annonce et permet d’oublier un peu la rentrée, que d’aucuns qualifient déjà de "morose et agitée" - comme toutes les rentrées, du reste...

Nekrassov
Mise en scène :
Jean-Paul Tribout, assisté de Xavier Simonin
Avec :
Catherine Chevalier, Henri Courseaux, Emmanuel Dechartre, Jacques Fontanel, Marie-Christine Letort, Laurent Richard, Xavier Simonin, Jean-Paul Tribout, Éric Verdin
Création lumière :
Philippe Lacombe
Décor et accessoires :
Amélie Tribout
Costumes :
Aurore Popineau
Durée du spectacle :
1h55



Il y a 3458 signes dans cet article.
Isabelle Roche, le 14 septembre 2007 - article3069.html
Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20H30, jeudi à 19H00, samedi à 16H00 jusqu’au 27 octobre.
Prix des places : 27,00 € tarif plein ou 19,00 € tarif adhérent.
Théâtre 14 - Jean-Marie Serreau
20 avenue Marc Sangnier
75014 Paris.
Métro : Porte de Vanves
©2004 LELITTERAIRE.COM. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (texte, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par lelitteraire.com. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de La Rédaction.

Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


afficher une version imprimable de cet article Imprimer cet article
générer une version PDF de cet article Version PDF



Rencontre à la librairie Ombres Blanches
Programme avril/mai des rencontres au Centre culturel irlandais
Ecrire en 4 D
 
http://www.lelitteraire.com
COUPS DE CŒUR
Les articles les plus consultés
 Recherchehttp://www.lelitteraire.com
ARCHIVES

Romans | Nouvelles | On en parle | Pôle noir | SF | Essais/documents | Inclassables | Poésie | Poches |
On aime ! | On jette ! | DVD | Théâtre | Les érotiques | Événements | Entretiens | Dossiers | BD |
Jeunesse | Manga | Beaux livres | Arts croisés | Le littéraire TV |

Copyright © 2004-2007 lelitteraire.com - Tous droits réservés - Site optimisé 1024x768 - IE 5x et +

Rédaction
Contacts
Mentions Légales