Confrontée à un corps sans tête, qui pourrait bien être celui d’une de ses amies d’enfance, la jeune policière Ayaki devra mener une enquête criminelle qui la touche de très près. Pour découvrir la vérité, elle infiltre une boîte de voyeurisme dans un quartier chaud de Tokyo. Elle parviendra à ses fins grâce au falir de l’inspecteur Himuro, quitte à perdre un peu plus de son innocence (tome 7). Pour la remettre de ses émotions, son fiancé Shingo l’emmène passer quelques jours en montagne dans une station thermale. Mais la guigne les poursuit : ils crèvent avant d’arriver à destination, et trouvent refuge dans un châlet en compagnie d’individus tous susceptibles d’avoir commis un massacre dans les environs. Il faudra tout le courage d’Ayaki et la sagacité d’Himuro pour que le jeune couple puisse enfin rejoindre l’établissement où Shingo avait réservé (tome 8). Là encore, le repos sera de courte durée, et Ayaki devra pour la première fois résoudre seule une affaire, car elle n’a pas la possibilité de joindre Himuro par téléphone.
Les tomes 7 et 8 de Remote sont vraiment passionnants. Ils confirment la qualité de cette série, qui met en scène une jeune stagiaire de la police aux côtés d’un inspecteur devenu agoraphobe et ayant perdu toute faculté de s’émouvoir suite à un grand choc dont on ne sait quasiment rien. Les enquêtes sont variées et l’on retrouve, entre Ayaki et Himuro, un peu des liens qui unissent Holmes à Watson. On s’attache à cette inspectrice en herbe qui a peur de manier les armes à feu, mais qui sait agir avec spontanéité et courage quand la situation l’exige, quitte à mettre en péril sa vie privée. Son fiancé attend toujours avec lubricité qu’elle s’offre à lui, mais avant le mariage il ne saurait en être question. Voilà aussi une des questions que l’on retrouve souvent dans le manga japonais : la sexualité bridée (sans jeu de mots !!) voire réprouvée qui est en contradiction avec une société moderne où le sexe s’affiche partout. Le dessinateur Amagi n’a d’ailleurs pas peur de montrer le corps de son héroïne ou d’autres personnages dans le plus simple appareil. D’où la classification de Remote dans la collection "Senpaï".
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Seimaru Amagi & Tetsuya Koshiba, Remote (traduit par Anne Mallevay), Pika, coll. "Senpaï"
Tome 7, août 2006, 180 p. - 7,90 €.
Tome 8, octobre 2006, 180 p. - 7,90 €. Pour un public averti. |
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