Rentrée 2006
La première enquête de Stachelmann, alias Jossi pour ses amis, paraît en France quatre ans après publication en Allemagne. Avec une jolie écriture qui redonne goût au roman policier plutôt reconnu pour son suspense que sa qualité narrative, Christian V. Ditfurth raconte les aventures d’un drôle de bonhomme qui semble bien être un peu son clone. Historien comme lui, Stachelmann vit, lui aussi, à Lübeck et se passionne pour les enquêtes criminelles, surtout quand son ami d’enfance, Oscar Winter, Ossi pour ses amis, lui demande implicitement un coup de main dans l’affaire qui secoue la région. Plus enclin à suivre les beaux yeux d’Anne, sa consœur qui vit à Hambourg, à une heure de train, Stachelmann ira jusqu’à accepter de l’aider à boucler son mémoire - alors que le sien, La colline de la honte, est bloqué depuis des années et que les dossiers s’empilent dans une masse informe - au risque de se voir mis à la porte ; et au détour de dossiers désormais libérés du secret défense, il ira de surprises en surprises.
Tout est parti du décès d’une fillette de 5 ans, foudroyée dans son jardin alors qu’elle se promenait avec sa poussette, pour avoir mangé un bonbon au cyanure, petit piège mortel dans un papier bleu déposé sur la pelouse par un vieil homme en mal de reconnaissance. Vengeance ? Rivalité ? Il faut dire que sa mère et son grand frère avaient déjà subi le même sort quelques mois plus tôt. L’affaire Holler tient en haleine les policiers et le monde politique qui garde un œil sur ce fait divers qui pourrait cacher autre chose.
Spécialiste de l’histoire nazie, Stachelmann poursuivra ses investigations et l’Histoire rejoindra la petite histoire d’un homme qui ne voulait pas admettre l’impossible.
Cette plongée dans la société allemande est un voyage particulièrement intéressant qui tient éveillée l’attention du lecteur tout en se jouant des indices et des conventions - en nous rappelant, aussi, que les faits ne sont pas toujours aussi parlants qu’ils en ont l’air.
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