Marc Cholodenko, Je te fais un dessin

Présences

Cholo­denko pour­suit ce qu’il a entamé avec Il est mort ? : un tra­vail d’effacement et sa célé­bra­tion. Dans cette sai­sie de l’existence, le des­sein a besoin d’un des­sin et le des­sin d’un des­sein afin de créer de la pen­sée digne de ce nom là où bien des pen­sums l’étouffent. Le réel comme le moi devient un ailleurs dans sa repré­sen­ta­tion. Mais pour l’atteindre, Cho­lo­denko — de plus en plus pointu et per­ti­nent à mesure que se textes rac­cour­cissent — choi­sit une double ins­tance. Conti­nue rea­ding

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Filed under Chapeau bas, Poésie

Bernard Sarrut, Femme de lui

Soli­loque des vampires

Il est des livres où le héros (ou l’héroïne) n’existe pas ou trop mal.  Femme de lui le prouve. Le roman res­semble plus à un soli­loque à ou de l’absent(e) à moins qu’il s’agisse d’une stra­té­gie au nom de la peur de l’autre. Plus sim­ple­ment encore, ne s’agirait-il pas d’éviter que le piège (de l’amour ?) ne prenne les ombres dans sa mâchoire. Conti­nue rea­ding

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Filed under Romans

Rodolphe & Christophe Dubois, TER — t.2 : “Le Guide”

TER, une bien étrange planète !

Une superbe fable sur la déca­dence d’une popu­la­tion, sur la régres­sion de la tech­no­lo­gie, sur l’effacement de la mémoire col­lec­tive des prin­cipes, des objets qui com­po­saient une société, une civi­li­sa­tion. Il ne reste que des infor­ma­tions, des arte­facts inuti­li­sables puisque leur usage s’est perdu. C’est la porte ouverte, alors, à des croyances vite reprises à leur compte par des indi­vi­dus qui en font une reli­gion et s’installent en sei­gneurs. Avec ce thème, Rodolphe offre un beau récit de science-fiction aux nom­breuses actions, une his­toire dyna­mique, riche en péri­pé­ties et rebon­dis­se­ments. Conti­nue rea­ding

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Filed under Bande dessinée

Salah Stétié, La maison des agapanthes

Metis­sage et dialogue

Né à Bey­routh dans une famille liba­naise, Salah Sté­rié est de langue native arabe. Mais très vite, à la psal­mo­die du Coran, se mêlent deux uni­vers et deux langues. Orienté par son père musul­man, pro­fes­seur d’arabe et poète vers l’apprentissage de la langue fran­çaise, le futur auteur, à 20 ans, ren­contre celui qui devint son pre­mier maître et men­tor : Gabriel Bou­noure. « Toute ma vie se sera pas­sée sous le signe de la foudre dont m’aura gra­tifié Gabriel Bou­noure. La fin de l’âge venant, de l’importance de ce don je me rends compte aujourd’hui plus que jamais. » écri­vait Salah Sté­rié il y a quelques années. Conti­nue rea­ding

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Filed under Poésie

Jean Narboni, Samuel Fuller — un homme à fables

Une relec­ture cri­tique anecdotique

L’essai de Nar­boni est plus com­plai­sant qu’incisif. L’ancien rédac­teur en chef des « Cahiers du cinéma » et fon­da­teur des édi­tions du même nom, avait déjà réa­lisé avec Noël Sim­solo un livre d’entretiens de réfé­rence sur Samuel Ful­ler : « Il était une fois… Samuel Ful­ler » (Éd. Cahiers du cinéma). Son livre n’apprend rien de neuf. Il pro­pose sim­ple­ment une bonne révi­sion au sujet du réa­li­sa­teur. Il com­mença sa car­rière comme jour­na­liste des affaires cri­mi­nelles et fut le témoin de la mon­tée des grands empires de presse (Pulit­zer, Hearst, etc.) puis com­bat­tit comme sol­dat pen­dant la Seconde Guerre mon­diale où il débar­qua en Afrique du nord, en Ita­lie, et en Nor­man­die. Conti­nue rea­ding

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Filed under cinéma, Essais / Documents / Biographies, On jette !