Christian Vogels, Iconostases

Un cer­tain manque d’impertinence

A force de com­bi­na­toires intel­lec­tua­li­santes, l’esprit d’élévation qui habite le livre de Chris­tian Vogels perd de sa sub­stance. Le goût de la machi­ne­rie poé­tique fait que le texte prend l’eau par effet de colonnes et de trames concas­sées. Trans­for­mant les vieilles contraintes en de nou­velles, rien ne pro­gresse vrai­ment. Cela sent le défi savant. Mais n’est pas Mal­larmé qui veut. Et spa­tia­liste pas plus. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under On jette !, Poésie

Catherine Liégeois, L’art du livre tactile

Toucher / Voir

Cathe­rine Lié­geois comble un vide : son pano­rama non seule­ment fait le point sur le livre d’artistes qui fut plé­bis­cité par beau­coup d’artistes prin­ci­pa­le­ment à par­tir du début du XXème siècle, mais ouvre le domaine de l’édition selon une ouver­ture qui fait du livre un « volume » à tous les sens du terme. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Espaces ouverts, Essais / Documents / Biographies, Poésie

Joël Leick, Passages d’Arthur Rimbaud

Les voleurs de feu

La pein­ture de Joël Leick se fait par­fois moi­rée et trans­pa­rente, par­fois vio­lente dans ses trans­ver­sales : dans les deux cas, une trans­pa­rence par­ti­cu­lière laisse voir les mots de Rim­baud comme jamais : « L’Oiseau et le Poète ne font plus qu’un ». Dans ce « rendez-vous des Voleurs de Feu », Leick conçoit l’intervention réci­proque de la pein­ture sur l’écriture comme un acte et non comme un état. Et en offrant une telle “poetry-painting-acting”, il retrouve une don­née sinon fon­da­men­tale du moins pre­mière de la démarche de Rim­baud. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Poésie

Marco Del Re, Invitation au voyage (exposition)

Les caprices de Maco Del Re

Pour sa nou­velle expo­si­tion chez Maeght, Marco Del Re pro­pose un hom­mage à la pein­ture ita­lienne selon divers détours et une sub­jec­ti­vité des plus imper­ti­nentes. Par­fois, la ligne vio­lente tranche le fond noir des lino­gra­vures. Par­fois, les huiles s’adoucissent dans ce qui res­semble à des tableaux de genre dio­ny­siaque ou déli­ca­te­ment éro­tiques. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Poésie

Naho Mizuki, Matsuo Bashô. Le maître du haïku

L’étroit che­min du fond

De fac­ture clas­sique sur la forme, si on laisse de côté les pages 11 à 22 per­ti­nem­ment trai­tées en cou­leur pour mettre en exergue une cer­taine rup­ture, ce manga de Naho Mizuki tra­duit en fran­çais — et qui  se lit de façon occi­den­tale de gauche à droite, notons-le — pré­sente le poète pèle­rin Mat­suo Bashô (1644–1694) tenu pour le plus grand poète japo­nais.
Maître reconnu du haïku, c’est lui qui ini­tia cette forme mini­ma­liste de poé­sie  qui, en seule­ment trois vers, s’attache à dépeindre l’essence et l’impermanence de la nature. Voir p. 86 : “Le vieil étang / Une gre­nouille s’y jette / Doux cla­po­tis.” Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Bande dessinée, Chapeau bas