A oublier

La vie d’une petite com­mu­nauté paysanne

Figure majeure de la scène pho­to­gra­phique fran­çaise des années 60–70, Claude Batho (1935– 1981), laisse une œuvre sin­gu­lière où elle inter­roge la rela­tion de ses proches à leur cadre de vie domes­tique et pay­sa­ger, entre approche socio­lo­gique et poétique.

Dès 1956, elle fré­quente le vil­lage d’Héry, sur les hau­teurs de la com­mune d’Ugine en Savoie. Elle s’éprend de ce ter­ri­toire alpin où elle séjour­nera chaque année, jusqu’à sa mort.
Au cours de ce quart de siècle, elle pro­duit à par­tir de ce lieu et  elle crée des mil­liers d’images de la vie d’une petite com­mu­nauté paysanne.

Ses images engendrent des ouver­tures. Elles offrent un laps tem­po­rel au songe et ne le vident jamais de sa sub­stance.
Elles per­mettent de rani­mer une pré­sence que l’artiste dirige et dont il ne s’agit sur­tout pas de se dégager.

Nous pou­vons tou­te­fois regret­ter que le mou­ve­ment de telles oeuvres soit rigi­di­fié en cette expo­si­tion sous le com­mis­sa­riat de John Batho.
En vou­lant bien faire, celui-ci a momi­fié dans sa mise en espace les oeuvres de sa mère qui ne deman­daient qu’à respirer.

jean-paul gavard-perret

Claude Batho, Visages et pay­sages d’en haut — Claude Batho à Héry sur Ugine — 1956–1981, Centre d’Art Le Curiox, Ugine, mai-novembre 2021


7 Responses to A oublier

  1. DO

    il demeure d’enverguRe moyenne … juste en deuxième ligne avant la fin de cet article …

  2. Myrtie

    Bon­jour,
    Votre article tombe à pic, merci pour celui-ci, votre site est sympa.

  3. Christiane Beaudoin

    Vrai­ment …
    Votre article est plus jouis­sif que le film

  4. Jacques Richard

    Votre article fait œuvre de salu­brité publique par ces temps où plus que jamais les cuistres essayent de se faire pas­ser pour des pen­seurs. Quant à la bêtise, “un sot trouve tou­jours un plus sot qui l’admire”. C’est l’éternelle his­toire de la paille et de la poutre. Merci et… encore !
    J. R.

  5. ANNE-MARIE JEANJEAN

    Grand Merci ! Vous nous évi­ter de perdre un temps pré­cieux ! AMJ

  6. Nicolas Mathevon

    Bon­jour et merci de cette cri­tique. Etant l’auteur de “Les ani­maux parlent”, je me per­mets d’informer d’éventuels lec­teurs ou lec­trices (permettez-moi de n’oublier per­sonne… ;-) ) de l’existence d’un site web accom­pa­gnant le livre. Vous y trou­ve­rez quelques extraits (ainsi que des enre­gis­tre­ments, des films…) :
    https://mathevon0.wixsite.com/website-2/phoquebarbu
    https://mathevon0.wixsite.com/website-2/copie-de-croc
    https://mathevon0.wixsite.com/website-2/extraits
    Bon voyage sonore !
    Nico­las Mathevon

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