A oublier

Misé­ra­bi­liste et  fade à souhait

Après le triomphe inter­na­tio­nal de la lit­té­ra­ture popu­laire La trêve,  dans ce nou­veau roman de Lae­ti­tia Colom­bani,  l’héroïne nous entraîne vers la com­pas­sion et l’entraide mais sans le moindre style en un  mélo social entre 1925 et aujourd’hui. La “mora­line” perd le pro­pos qui pour­tant était pri­mor­dial : l’histoire des femmes bat­tues et per­dues.
Un tel sujet, l’auteure arrive à le réduire à de la gui­mauve et à des lieux com­muns raco­leurs. La “creux-ation” prend tout son sens dans cette double his­toire qui frôle par­fois le ridi­cule voire l’indécence (sur les atten­tats de novembre à Paris).

Tout est pré­vi­sible dans ce jeu du burn-out et du cari­ta­tif. C’est misé­ra­bi­liste et  fade à sou­hait.
Les deux his­toires bas­culent dans le rien là où l’inégalité et bien d’autres méfaits sont ren­dus à sec et sans le moindre inté­rêt. Ce qui tient de la gageure.

jean-paul gavard-perret

Lae­ti­tia Colom­bani, Les vic­to­rieuses, Gras­set, 2019.

5 Responses to A oublier

  1. DO

    il demeure d’enverguRe moyenne … juste en deuxième ligne avant la fin de cet article …

  2. Myrtie

    Bon­jour,
    Votre article tombe à pic, merci pour celui-ci, votre site est sympa.

  3. Christiane Beaudoin

    Vrai­ment …
    Votre article est plus jouis­sif que le film

  4. Jacques Richard

    Votre article fait œuvre de salu­brité publique par ces temps où plus que jamais les cuistres essayent de se faire pas­ser pour des pen­seurs. Quant à la bêtise, “un sot trouve tou­jours un plus sot qui l’admire”. C’est l’éternelle his­toire de la paille et de la poutre. Merci et… encore !
    J. R.

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