Echos d’Italie

Sous les épaves du ciel gris

Saro di Bar­tolo a choisi dans sa série Umbrella l’objet qui — à l’origine conçu pour se pro­té­ger du soleil — a vu son emploi s’inverser. Devenu para-pluie, il reste un des objets les plus com­muns et utiles aux hommes.
Par­fois encom­brant et si sou­vent oublié, trop grand ou trop petit, il devient un phé­nix et par­fois un impératif.

La pré­sence de cet objet dans les images de Di Bar­tolo démul­ti­plie le mes­sage. Sans lui, les images du pho­to­graphe seraient com­munes. Mais son simple épa­nouis­se­ment trans­forme la pho­to­gra­phie docu­men­taire en un uni­vers plus ori­gi­nal et étrange, propre à cer­taines ellipses.

L’artiste méta­mor­phose  les pon­cifs du hasard en un flux et une cal­li­gra­phie par­ti­cu­liers là où s’écoule le fluide d’une cer­taine absence mais aussi d’une pré­sence où se confondent lieux et visages sous les épaves d’un ciel gris.
Avant que l’empyrée s’irise de couleurs.

jean-paul gavard-perret

One Response to Echos d’Italie

  1. Sophie

    J’adore Berg­man, un style unique et une force incroyable dans l’expérience. J’adore.

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