Echos d’Italie

La Stampa OPINIONI

I libri diven­tano un best sel­ler con 4 mila copie
per Bruno Ventavoli

Pub­bli­cato il 04/03/2017

 

Clas­si­fica di «Tut­to­li­bri». Due titoli al primo posto ex aequo. Il repor­tage di Fried­man sull’America inquieta che ha votato Trump. E «Qual­cosa» di Chiara Gam­be­rale. La rab­bia e la favola, in testa, insieme. Ma la noti­zia è un’altra. E non è buona.

Per la prima volta, da cinque anni, i bat­tis­trada dei best sel­ler hanno ven­duto meno di 5 mila copie in una set­ti­mana, 4350, per l’esattezza. È vero che il mese di feb­braio non è gran­ché. E che gli ita­liani hanno un rap­porto non felice con la let­tura  (metà del nos­tro popolo di poeti pre­fe­risce vol­tarsi dall’altra parte quando vede una parola scritta sulla carta). Ma queste cifre mise­rande sono una suo­ne­ria d’allarme.  Anche per­ché il grande buio della crisi dei consumi sem­bra alle spalle. E l’anno scorso il mer­cato libra­rio ha regis­trato un (timido) segno più.

Le nostre clas­si­fiche, sti­late dalla Niel­sen, regis­trano solo le ven­dite in libre­ria. Gli altri canali res­tano fuori. Man­cano soprat­tutto i dati di Ama­zon, che se li tiene ben segreti, ed è un golia dell’e-commerce.  Gam­be­rale & Fried­man, dunque, potreb­bero aver ven­duto anche il dop­pio, o forse più, ris­petto a quanto regis­trato dal nos­tro sis­mo­grafo sta­tis­tico. Eppure, se anche così fosse, una pic­cola scossa di ter­re­moto nella terra dei libri c’è stata. Meglio non sot­to­va­lu­tarla.  Né conso­larsi con la gran vita­lità che ser­peg­gia nei Fes­ti­val let­te­rari, come sta dimos­trando il Salone di Torino rin­no­vato che mar­cia come un treno.

Colpe ne hanno gli edi­tori, soprat­tutto i grandi, che ci inon­dano di novità. E la quan­tità, si sa, sof­foca la qua­lità. O quan­to­meno accor­cia mos­truo­sa­mente la vita media di un libro.  Dimi­nuire le uscite di volumi can­di­dati a poche ven­dite (dav­vero pochis­sime, spesso nem­meno i fra­telli o la zia dell’autore stesso, com­prano la consueta copia di cor­te­sia),  che inta­sano gli scaf­fali, i magaz­zini, e conclu­dono la loro mesta esis­tenza nella «soli­tu­dine troppo rumo­rosa» del macero (copy­right Bohu­mil Hra­bal), sarebbe un primo passo, serio, per aiu­tare un mer­cato sano.

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tra­duc­tion : 

La Stampa OPINIONI

Les livres qui deviennent un best sel­ler avec 4 mille exemplaires

par Bruno Ventavoli

Publié le 04/03/2017

Clas­se­ment de Tut­to­li­bri [Tut­to­li­bri est le sup­plé­ment cultu­rel, avec pério­di­cité heb­do­ma­daire, du quo­ti­dien La Stampa, n.d. t]. Deux titres à la 1ère place ex aequo. Le repor­tage de Fried­man sur l’Amérique inquiète qui a voté pour Trump. Et Qual­cosa (“Quelque chose”) de Chiara Gam­be­rale. La colère et la fable, en tête, ensemble. Mais le véri­table sujet est ailleurs. Et ce n’est pas une bonne nou­velle.
Pour la 1ère fois, depuis 5 ans, les impri­meurs de best-sellers ont vendu  moins de 5 mille exem­plaires en une semaine, 4350 pour être exact. Il est vrai qu’il n’y a pas grand chose de notable pour le mois de février. Et que les Ita­liens n’ont pas un rap­port des plus agréables à la lec­ture (la moi­tié de notre peuple de poètes pré­fère se tour­ner de l’autre côté quand il voit un mot écrit sur le papier). Mais ces chiffres misé­rables sont une son­nette d’alarme. Ega­le­ment aussi parce que la grande obs­cu­rité de cette crise de la consom­ma­tion nous prend de court. Et que l’an der­nier le mar­ché du livre a enre­gis­tré tout de même un timide sursaut.

Nos clas­se­ments, éta­blis par Niel­sen, enre­gistrent seule­ment les ventes en librai­rie, les autres canaux n’étant pas pris en compte. Il manque sur­tout les don­nées d’Amazon, qui les tient bien secrètes et qui est l’un des monstres de l’e-commerce. Gam­be­rale et Fried­man pour­raient avoir aussi vendu le double, ou peut-être plus, com­paré à tout ce qui a été enre­gis­tré par notre sis­mo­graphe sta­tis­tique. Pour­tant, même si tel était , une petite secousse de trem­ble­ment a eu lieu dans la terre des livres. Il vaut mieux ne pas la sous-estimer. Et se conso­ler avec la grande vita­lité qui se fait jour dans les Fes­ti­vals lit­té­raires, comme l’a démon­tré le nou­veau Salon de Turin, qui car­bure à la vitesse d’un train.

Faute en est aux édi­teurs, sur­tout les plus grands, qui nous innondent de nou­veau­tés. Mais la quan­tité, on le sait, étouffe la qua­lité. Ou elle rac­cour­cit du moins mons­trueu­se­ment la vie moyenne d’un livre.  Dimi­nuer les paru­tions de titres sucep­tibles de ventes réduites (vrai­ment peu, sou­vent seuls les frères ou la tante de l’auteur achètent l’habituel exem­plaire de cour­toi­sie) qui bouchent les éta­gères, les entre­pôts et concluent leur trop triste exis­tence dans la “soli­tude bruyante” du pilon (copy­right Bohu­mil Hra­bal), ce serait un pas pre­mier, sérieux, pour aider un mar­ché plus sain.

fre­de­ric grolleau

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