Echos d’Italie

 

Sardaigne pro­fonde

Andrea Gra­ziosi crée des recherches autour des cor­ré­la­tions que l’être humain entre­tient avec les autres formes de vie.
Il tra­vaille aussi et en consé­quence sur des notions onto­lo­giques reliées aux notions du deve­nir ani­mal, des dimen­sions paral­lèles, des frac­tures cultu­relles et d’étrangeté.

Pour sa série Ani­mas, il est allé au centre de la Sar­daigne, dans dif­fé­rents vil­lages du ter­ri­toire de la Bar­ba­gia où demeurent vivantes des tra­di­tions archaïques fas­ci­nantes. Les habi­tants, réani­mant des anciens cultes, repré­sentent un rap­port intense et bru­tal que l’homme entre­tien avec le sau­vage et portent des cos­tumes et des masques à valeur mys­tique dans un but cathar­tique et libératoire.

Ces cos­tumes appar­tiennent à un temps qui échappe et le masque devient un des­tin, le trait d’union d’une rela­tion inquié­tante entre l’être-animal et la divi­nité. Se recou­vrir de tels masques revient à se méta­mor­pho­ser sous la forme d’une entité autre et vivre une expé­rience de l’altérité.
De tels “parures” ne servent pas effrayer les autres mais à éta­blir une rela­tion avec eux.

jean-paul gavard-perret

Andrea Gra­ziosi, Ani­mas, Centre Pho­to­gra­phique Mar­seille, Salon Polyp­tyque du 26 août au 10 sep­tembre 2022.

One Response to Echos d’Italie

  1. Sophie

    J’adore Berg­man, un style unique et une force incroyable dans l’expérience. J’adore.

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