Echos d’Italie

La Stampa (viaggi)

Guern­sey, ecco a voi casa Hugo: “Io ? Nato per fare l’arredatore”

Pub­bli­cato il 04/06/2017

Hau­te­ville House è per Vic­tor Hugo come il Vit­to­riale per D’Annunzio

luigi gras­sia

inviato a St. Peter Port (Guernsey)

Fac­ciamo un’ipotesi. I bri­tan­nici ven­gono presi dalla fre­gola dei refe­ren­dum, e dopo quello sulla Brexit ne fanno un altro fra monar­chia e repub­blica; e la monar­chia viene boc­ciata alle urne.
Che cosa fa a quel punto la povera regina Eli­sa­betta? Se ne va in esi­lio a Oporto, come una Savoia qua­lunque ? No: anche se non è più regina, resta ancora Duca di Nor­man­dia (nota bene, Duca, non Duchessa, titolo non pre­visto) e può andare a sta­bi­lirsi come sovrana nelle Isole Nor­manne di Jer­sey e Guern­sey,
che non hanno mai fatto parte del Regno Unito.

Le Isole del Canale hanno leggi pro­prie, e il fran­cese come lin­gua uffi­ciale sullo stesso piano dell’inglese; a tavola si man­giano le ostriche, e tutta la cucina è simile a quella fran­ce­sis­sima della Nor­man­dia. I ris­to­ranti hanno nomi come «Le Petit Bis­trot» (a Guern­sey, Saint Peter Port, a pochi metri da dove arri­vano i tra­ghetti): vi si gusta un menu che più fran­cese non si può, dalla «Per­sillade d’escargot» alle «Ter­rine de foie gras de canard».

Qui a Saint Peter Port arrivò in volon­ta­rio esi­lio un gigante della let­te­ra­tura fran­cese come Vic­tor Hugo, e oltre a scri­verci «I mise­ra­bili» ci ha las­ciato una splen­dida casa, Hau­te­ville House, visi­ta­bile. In pole­mica con Napo­leone III, Hugo a Guern­sey voleva uscire dai confini fran­cesi pur senza las­ciare dav­vero la Fran­cia. Ma le case degli scrit­tori sono impor­tanti? Ci dicono dav­vero qual­cosa di loro?
Le opi­nioni variano, però quella di Hugo è netta: «Dalla conchi­glia si può capire il mol­lusco, dalla casa l’inquilino. Ho tra­dito la mia voca­zione, ero nato per fare l’arredatore!».
E ci si mise d’impegno fru­gando l’isola in cerca di vec­chi mobili, stoffe, por­cel­lane e qua­dri: a Hau­te­ville House non c’è un cen­ti­me­tro qua­drato che non sia ricon­du­ci­bile diret­ta­mente a Vic­tor Hugo in per­sona, con un gusto da deco­ra­tore ricco d’ingegno. È un po’ l’equivalente del Vit­to­riale di D’Annunzio. Sì, qui Hugo c’è davvero.

—-
tra­duc­tion :

La Stampa (Vopyages)

Guer­ne­sey, voici la mai­son de Hugo : “Moi ? je suis né pour être décorateur.”

Publié le 04/06/2017

Hau­te­ville House est pour Vic­tor Hugo comme le Vit­to­riale pour D’Annunzio

par Luigi Gras­sia
envoyé de St. Peter Port (Guernsey)

Fai­sons une hypo­thèse. Les Bri­tan­niques sont pris par la fré­né­sie du réfé­ren­dum; et après celui sur le Brexit, il en font un autre pour choi­sir entre la monar­chie et la répu­blique ; et la monar­chie est refu­sée aux urnes.
Que peut faire alors la pauvre reine Eli­sa­beth ? Elle s’en va en exil à Porto, comme un Savoie quel­conque ? Non : même si elle n’est plus reine, elle est encore Duc de Nor­man­die (notez bien, Duc et non Duchesse, titre fémi­nin non prévu) et peut aller s’établir comme sou­ve­raine des îles nor­mandes de Jer­sey et Guer­ne­sey, qui n’ont jamais fait par­tie du Royaume-Uni.

Les îles anglo-normandes ont leurs propres lois, et le frna­çais comme langue offi­cielle au même titre que l’anglais ; à table on mange des huîtres et toute la cui­sine est sem­blable à celle, on ne peut plus fran­çaise, de la Nor­man­die. Les res­tau­rants ont des noms tels que « Le Petit Bis­trot » (à Guer­ne­sey, Saint Pierre Port, à quelques mètres de là où arrivent les bacs) : on y goûte un menu des plus fran­çais qui soit, de la “Per­sillade d’escargot” à la “Ter­rine au foie de canard”.
C’est ici, à St-Pierre, qu’arriva en exil volon­taire un géant de la lit­té­ra­ture fran­çaise comme Vic­tor Hugo, qui de sur­croît a écrit Les Misé­rables, et qui a laissé une splen­dide demeure ouverte au public, Hau­te­ville House. En conflit avec Napo­léon III, Hugo vou­lait sor­tir des fron­tières fran­çaises à Guer­ne­sey sans pour autant aban­don­ner la France. Mais les mai­sons des auteurs sont-elles si impor­tantes ? Nous disent-elles vrai­ment quelque chose d’eux ?
Les opi­nons varient, mais celle de Hugo est claire : “A par­tir la coquille, on peut com­prendre le mol­lusque ; à par­tir de la mai­son, on peut com­prendre le loca­taire. J’ai trahi ma voca­tion : j’étais né pour être déco­ra­teur !” Et il sou­tint cet enga­ge­ment en par­cou­rant toute l’île, à la recherche de vieux meubles, d’étoffes, de por­ce­laines et de tableaux. A Hau­te­ville House, il n’ya pas un seul cen­ti­mètre carré qui ne puisse être ramené direc­te­ment à Vic­tor Hugo en per­sonne, avec un goût de la déco­ra­tion riche d’esprit.

Cette mai­son est l’équivalent du Vit­to­riale de D’Annunzio [Le Vit­to­riale degli ita­liani est un com­plexe com­posé de monu­ments, de rues, de places, d’un théâtre à l’ouvert, de jar­dins et de cours d’eau qui fut bâti entre 1921 et 1938 à Gar­done Riviera, sur les bords du Lac de Garde. Il fut construit pour Gabriele D’Annunzio avec l’aide de l’architecte Gian­carlo Maroni (1893–1952) en mémoire à la gran­deur du poète-soldat et des Ita­liens de la Pre­mière Guerre mon­diale.- ndt]. Oui, tout Hugo est vrai­ment ici.

fre­de­ric grolleau

lire la suite de l’article en italien

 

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