Christophe Giolito, QCM philosophie Terminale /i>

Un outil ori­gi­nal et efficace

Ce manuel, consti­tué de fiches de cours sui­vies de QCM, vise à per­mettre aux lec­teurs (élèves pré­pa­rant le bac­ca­lau­réat ou per­sonnes vou­lant se faire une idée de leur niveau), de tes­ter, en auto­no­mie, leurs connais­sances du pro­gramme de classe de ter­mi­nale géné­rale.
Bien que le contenu de l’ouvrage soit mal expli­cité par la cou­ver­ture, il aborde sous forme de cours syn­thé­tique les repères et les dix-sept notions du pro­gramme (trois pages par notion). D’une typo­gra­phie agréable, un QCM de vingt ques­tions fait suite à chaque cours.

Le cours vise à pro­duire des défi­ni­tions avec den­sité et conci­sion, sans souci expli­cite de pro­blé­ma­ti­sa­tion et sans s’appesantir sur la pen­sée des auteurs. À la suite, l’exercice du QCM, très peu pra­ti­qué en phi­lo­so­phie, révèle toute sa per­ti­nence parce qu’il aide, après l’apprentissage du cours, à en éva­luer la mémo­ri­sa­tion.
La pra­tique du QCM per­met alors d’échapper au simple appren­tis­sage figé : il inter­roge la capa­cité de com­pré­hen­sion et d’assimilation de l’élève, en l’obligeant à s’adapter aux refor­mu­la­tions des défi­ni­tions. Devoir choi­sir, parmi un ensemble de réponses pos­sibles, c’est s’entrainer à un tra­vail de dis­tinc­tion concep­tuelle rigou­reux qui per­met de gagner en pré­ci­sion et en finesse intellectuelle.

Les dif­fé­rentes réponses aux QCM sont majo­ri­tai­re­ment sous forme affir­ma­tive (des phrases attri­bu­tives ou com­men­çant par des pré­sen­ta­tifs). Elles ne cherchent pas à pié­ger par des for­mu­la­tions sinueuses, à double néga­tion, comme on peut en voir dans cer­tains types de QCM, tout en res­tant exi­geantes et pré­cises.
Si les moda­li­tés de l’exercice sont bien expli­quées en intro­duc­tion (l’obtention de points en fonc­tion des bonnes et des mau­vaises réponses, la pos­si­bi­lité que toutes les réponses soient justes ou fausses), on s’étonnera tou­te­fois qu’une ques­tion d’un QCM puisse par­fois n’appeler aucune réponse juste, puisque l’enjeu est jus­te­ment d’apprendre à carac­té­ri­ser posi­ti­ve­ment les notions du pro­gramme. La cor­rec­tion reste cepen­dant très faci­le­ment acces­sible et il suf­fit de se rap­por­ter au cours pour com­prendre une mau­vaise réponse et en éva­luer l’importance (sou­vent mineure).

Le carac­tère répé­ti­tif et sys­té­ma­tique de l’exercice du QCM n’en devient jamais indi­geste et peut accom­pa­gner l’élève durant toute son année de ter­mi­nale. Il per­met de tes­ter sa capa­cité à défi­nir, avec nuance, les objets phi­lo­so­phiques pre­miers, un pré­re­quis avant tout tra­vail de pro­blé­ma­ti­sa­tion et tout exer­cice de dis­ser­ta­tion.
Ce manuel peut, dès lors, être uti­lisé comme un com­plé­ment aux cours de phi­lo­so­phie, un outil de mémo­ri­sa­tion et un moyen d’auto-évaluation ludique et efficace.

clara cos­sutta

Chris­tophe Gio­lito, QCM phi­lo­so­phie Ter­mi­nale, Stu­dy­rama, col­lec­tion “Les outils pour réus­sir son bac­ca­lau­réat”, novembre 2021, 240 p. — 9,90 €.

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