Silvia Velazquez, Nostalgia

L’éclat dis­cret du regard

Les des­sins de Sil­via Velaz­quez, plu­tôt que de pré­sen­ter un miroir, s’accordent à la pure contem­pla­tion. L’émotion semble muette parce que le lyrisme prend une voie par­ti­cu­lière.
Il se trame par la magie et le jeu des lignes dans leurs ordon­nan­ce­ments. Rien ne bouge et tout est en mou­ve­ment. Il faut se lais­ser prendre dans ce uni­vers où l’image se détache d’elle-même.

Ces nou­veaux élé­ments de sa série Nos­tal­gia traitent des objets du passé du plai­sir et de l’enfance, de la manière dont le mar­ke­ting en joue. Ils traitent aussi des liens qui existent entre son pays d’origine (l’Uruguay) et la Suisse où elle vit depuis plu­sieurs années.
L’ensemble crée dans la sim­pli­cité “l’histoire d’un tel sen­ti­ment”, comme elle l’écrit.

Le secret demeure dans l’ombre néces­saire sous la lumière créée de toutes pièces et qui n’apparaît qu’en fonc­tion de l’assemblage des formes et des lignes. Le “quant à soi” demeure la néces­sité ou condi­tion vitale de l’œuvre, son lan­gage obligé. Il reste le ferment réac­tif contre les images connues et recon­nues et les idées reçues.
Aux volutes des rêves, fait place une néces­sité d’affirmer dans une rhé­to­rique qui n’a rien de spé­cu­laire : elle met en exergue néan­moins une expé­rience vitale majeure mais toute en dis­cré­tion tein­tée d’ironie.

jean-paul gavard-perret

Sil­via Velaz­quez, Nos­tal­gia, livre et expo­si­tion, Ate­liers de Bel­le­veaux, Lau­sanne, du 23 sep­tembre au 1er octobre 2022.

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