Jeanne Vicerial, Présences (exposition)

Oeuvres de tex­tiles et textures

Après des études de cos­tu­mière puis un Mas­ter en Design vête­ment à l’École des Arts Déco­ra­tifs de Paris, Jeanne Vice­rial s’est enga­gée dans un tra­vail de recherche qui prend la forme d’une thèse de doc­to­rat : “SACRe” (Sciences, Arts, Créa­tion, Recherche) sou­te­nue en 2019.

Elle y ques­tionne les moyens de concep­tion ves­ti­men­taire contem­po­rains et pro­pose une alter­na­tive à la dicho­to­mie sur mesure/prêt à por­ter. Paral­lè­le­ment, elle s’engage dans une démarche artis­tique qui la pousse à fon­der le stu­dio de recherche et de créa­tion “Cli­nique ves­ti­men­taire”.
Au-delà de ses créa­tions per­son­nelles, elle ini­tie de nom­breuses col­la­bo­ra­tions avec des artistes d’horizons divers : pho­to­graphes, sculp­teurs, per­for­meurs, cho­ré­graphes, musi­ciens, parfumeurs.

L’expo­si­tion pré­sente une série de sculp­tures et des œuvres de tex­tiles et tex­tures. L’ensemble s’inscrit au sein des pro­blé­ma­tiques actuelles autour de l’écologie ou des liens entre prêt-à-porter et haute cou­ture. En consé­quence, Jeanne Vice­rial pour­suit son œuvre pro­téi­forme en lien avec le design, l’artisanat, la mode, les arts et les sciences.
De telles créa­tions sont baroques et déroutantes.

L’artiste nous pro­jette dans un futur plus ou moins proche, et sur les avan­cées tex­tiles, bio-technologiques, médi­cales, géné­tiques ou psy­cho­lo­giques et va jusqu’à pré­voir une enve­loppe cor­po­relle pro­gram­mable sur-mesure. Par le déve­lop­pe­ment de nou­velles tech­no­lo­gies et la créa­tion de machines, il serait pos­sible d’ éla­bo­rer des vête­ments selon des don­nées cor­po­relles préa­la­ble­ment numé­ri­sées afin de réduire les chutes tex­tiles et d’ainsi pro­po­ser un sur-mesure à l’échelle industrielle.

A sa manière, l’artiste répond aux pro­blèmes com­plexes liés à l’essor du prêt à por­ter et cherche à pro­po­ser de manière intel­li­gente des solu­tions à la pro­duc­tion ves­ti­men­taire contem­po­raine. Ici, après une période théo­rique elle s’oriente à nou­veau vers la créa­tion.
Sa “cli­nique ves­ti­men­taire” est donc intrin­sè­que­ment liée à ses recherches menées dans le cadre de son doc­to­rat cité plus haut. L’exposition parle de recherche et de créa­tion, mais par les enjeux de la pra­tique. Il faut voir cette expo­si­tion comme les “portes ouvertes” de son atelier.

jean-paul gavard-perret

Jeanne Vice­rial, Pré­sences, Tem­plon Bruxelles, 13A rue Veydt, 1060, Bruxelles, du 10 mars au 23 avril 2022.

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