Marco Glaviano, Supermodels

Rendre les man­ne­quins plus connues que les divas d’Hollywood

Marco Gla­viano est née à Palerme, en Sicile en 1942. Il a étu­dié l’architecture à l’Université de Palerme. Il a com­mencé à déve­lop­per sa pas­sion et son inté­rêt pour la pho­to­gra­phie à cette période. Il tra­vaille comme scé­no­graphe dans un théâtre et rejoint un groupe de musique Jazz — l’autre grande pas­sion dans sa vie.
Dans les années 70,  ses pho­to­gra­phies com­mencent à paraître dans les plus grands maga­zines de mode euro­péen, en par­ti­cu­lier Vogue Italie.

Sa gloire mon­tante le pousse à emmé­na­ger à New-York. Depuis, Marco Gla­viano a tra­vaillé avec les maga­zines de modes les plus impor­tants d’Amérique et d’Europe. Il a à son compte plus de 500 “covers” et a publié 15 livres qui ras­semblent les pho­to­gra­phies des Super­mo­dels, du Jazz et des pay­sages de sa terre natale : Palerme et la Sicile.
Son inté­rêt pour les nou­velles tech­no­lo­gies l’a poussé à deve­nir un pion­nier de la pho­to­gra­phie. Il publia la pre­mière photo digi­tale dans Ame­ri­can Vogue en 1982.

Glaviano est consi­déré comme un des meilleurs pho­to­graphes de mode. Il  a joué un rôle cen­tral dans le déve­lop­pe­ment du concept de “Super­mo­dèle” en  fai­sant décou­vrir les plus belles femmes des années 1980–1990. Il trou­vait que les man­ne­quins méri­taient plus de recon­nais­sance puisque, fina­le­ment, ce sont elles qui vendent les pro­duits et à l’époque elles étaient lar­ge­ment sous-payées.
Rendre ces femmes spé­ciales était donc un acte déli­béré et les man­ne­quins devinrent plus connues que les divas d’Hollywood.

La décou­verte de Cindy Craw­ford est une fierté per­son­nelle pour le pho­to­graphe. Il a réussi à cap­tu­rer son essence et ses expres­sions dans ses cli­chés. Il a fait de même pour Pau­lina Poriz­kova, Eva Her­zi­gova. Et beau­coup de ses nus ont d’ailleurs été réa­li­sés à la demande des man­ne­quins. Gla­viano défend une “beauté objec­tive et idéale”, presque uni­ver­selle, idéale et clas­sique.
Et qu’importe si désor­mais les temps ont changé si bien que cer­tains estiment que la pho­to­gra­phie de nu est une sorte d’abus, presque une déva­lo­ri­sa­tion de la figure féminine.

Les femmes de Gla­viano prouvent le contraire.
Et ce, par sa pra­tique de réa­li­sa­tion, le choix du cadrage et de la lumière.

jean-paul gavard-perret

Marco Gla­viano, Super­mo­dels,
– The Lit­tle Black Gal­lery, Miche­lin House 81 Ful­ham Road Lon­don SW3 6RD,du  28 aoît au 29 octobre 2021.
– Livre éponyme.

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