Sabina Broetto, Autoritratti

En ellipses et laps

Née à Mon­te­var­chi, après des études de lettres et de phi­lo­so­phie à Flo­rence, Sabina Broetto est deve­nue quoique desi­gner dans le champ de la mode une pho­to­graphe de l’intime.
Poète, elle par­achève son tra­vail artis­tique par une cen­taine d’articles sur le médium.

A tra­vers ses auto­por­traits flou­tés ou par­fai­te­ment clairs, impres­sion­nistes ou expres­sion­nistes, le corps par­fois pros­tré est tout autant saisi dans son envol en une “tem­pête d’eau et de feu” écrit-elle. Existent, par la musique du silence de la pho­to­gra­phie, les chu­cho­te­ments que l’Imaginaire de la créa­trice pro­duit.
Ils ouvrent une zone dans l’esprit ou plu­tôt dans l’émotion qui ne peut être atteint que par la photographie.

La femme y est centre et absence. Du corps, ne demeurent que des ondu­la­tions par­fois las­cives dans un mou­ve­ment de retrait.
Jouant, tou­jours, sur les mêmes varia­tions, les mêmes extinc­tions, la pho­to­graphe refuse le piège “descriptif”.

Elle refuse de faire vibrer l’écume, le simple désordre émo­tif des mou­ve­ments du corps.
Elle s’en tient à l’écart, en un lieu plus pro­fond, là où le por­trait semble échap­per à lui-même.

jean-paul gavard-perret

Sabina Broetto, Auto­ri­tratti, 2021

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