Sandro Lombardo, Attente

Autant un dehors qu’un dedans

Les fis­sures ou les trous dans les rochers rap­pellent à San­dro Lom­bardo les approches et gestes de Lucio Fon­tana.
Comme lui, le pho­to­graphe ouvre l’obscurité à la lumière et la lumière à l’obscurité.

Dans chaque prise, l’unité joue entre la lumière, l’obscurité et l’environnement, dans ce qui devient “une méta­phore visuelle de l’inconscient, le lieu cré­pus­cu­laire où se logent toutes les images et émo­tions de notre vie”, écrit l’artiste ita­lien.
Les coupes et frac­tures des roches, leurs  parois et anfrac­tuo­si­tés pro­jettent vers des lieux étranges où la pho­to­gra­phie devient une sorte de peinture.

En émane autant un dehors qu’un dedans. Des frag­ments per­dus dans les frag­ments s’imagent, inventent des traces parié­tales au bord du silence.
Cela n’a pas encore fini de rompre.

jean-paul gavard-perret

San­dro Lom­bardo, Attente, 2021.
www.sandrolombardo.com

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Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Echos d'Italie / Echi dell'Italia

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